Le Canada a tenu une nouvelle ronde d’invitations Entrée express du Programme des candidats des provinces le 28 septembre 2026, délivrant 733 invitations à présenter une demande de résidence permanente aux candidats ayant obtenu une note minimale de 725 au Système de classement global.
La date et l’heure de départage étaient fixées au 17 septembre 2026 à 01:36:17 UTC, soit seulement 11 jours avant la ronde. La combinaison d’un volume d’invitations plus élevé, d’une baisse de neuf points du SCG par rapport à la ronde PCP précédente et d’une date de départage relativement récente fait de cette sélection l’une des plus remarquables pour les candidats des provinces en cette fin d’été.
Pour les candidats qui suivent Entrée express par l’entremise de RED Immigration Consulting, l’évolution la plus importante ne réside pas uniquement dans la note du SCG. La tendance générale montre que les volumes d’invitations du PCP ont augmenté lors de trois rondes consécutives, tandis qu’IRCC a maintenu un rythme de tirage particulièrement régulier.
Ronde PCP du 28 septembre : volume accru et baisse du SCG
La ronde du 28 septembre a donné lieu à 733 invitations avec un SCG de 725. Cela se compare aux 576 invitations avec un SCG de 734 le 14 septembre. La ronde a donc augmenté de 157 invitations, soit environ 27 %, tandis que la note minimale du SCG a diminué de 9 points.
Fait plus marquant encore, 733 invitations en font la plus grande ronde Entrée express du Programme des candidats des provinces depuis le 22 juin 2026, date à laquelle 955 invitations avaient été délivrées. Cela représente une période de 98 jours. Au cours des huit dernières rondes PCP, la note moyenne du SCG s’établissait à 733, avec des scores allant de 697 à 768. La note de coupure du 28 septembre, à 725, se situe huit points sous cette moyenne récente.
Le volume d’invitations témoigne d’une tendance similaire. Les huit rondes PCP récentes comptaient en moyenne environ 603 invitations, ce qui signifie que la ronde du 28 septembre était supérieure d’environ 22 % à la moyenne de ces huit dernières rondes.
La séquence récente indique également une nette reprise de la taille des rondes d’invitations. Les sélections PCP étaient tombées à 442 invitations le 17 août, avant de remonter à 562 le 31 août, 576 le 14 septembre, et désormais 733 le 28 septembre.
Il s’agit de trois hausses consécutives de la taille des tirages. La trajectoire du SCG a été moins linéaire. Les notes sont passées de 768 le 4 août à 760 le 17 août, ont chuté abruptement à 697 le 31 août, ont grimpé à 734 le 14 septembre, pour fléchir de nouveau à 725 le 28 septembre.
Cette volatilité est courante pour les rondes propres au PCP, car la désignation provinciale ajoute généralement un nombre substantiel de points de SCG au profil Entrée express. Par conséquent, les variations dans la composition des candidats nouvellement désignés peuvent influencer considérablement la note de coupure, même lorsque la fréquence des tirages demeure stable.
Une période de départage de 11 jours constitue un signal important
L’horodatage de départage du 28 septembre datait de 11 jours au moment de la ronde. C’est un délai nettement plus récent que lors de plusieurs rondes PCP récentes. Par exemple, la sélection du 31 août remontait à des profils soumis 141 jours plus tôt, celle du 4 août remontait à 81 jours, et celle du 22 juin utilisait une note de coupure pour des profils datant d’environ 105 jours.
Une courte période de départage ne signifie pas que tous les candidats ayant un SCG de 725 ont été invités. Les candidats affichant la même note de SCG mais ayant soumis leur profil admissible après l’horodatage du 17 septembre pouvaient toujours demeurer dans le bassin.
Cependant, une ancienneté de profil de 11 jours indique qu’IRCC a atteint des profils relativement récents au sein de la tranche du SCG à 725. Cela donne à penser qu’il y avait moins de congestion accumulée à ce score exact que lors des rondes où la date de départage s’étendait plusieurs mois en arrière.
Cela peut exercer une certaine pression à la baisse sur une future note de coupure si les flux entrants de désignations demeurent modérés et que le volume d’invitations reste soutenu. Il ne s’agit pas d’une garantie. De nouvelles désignations provinciales peuvent rapidement introduire des candidats affichant des scores de SCG très élevés et inverser cette pression.
Les rondes PCP sont fréquentes, mais représentent une part plus faible des invitations
Les rondes du Programme des candidats des provinces ont occupé une place particulièrement prépondérante dans la fréquence des sélections Entrée express en 2026. Il y a eu 19 rondes PCP, représentant 33,33 % de toutes les rondes Entrée express enregistrées dans l’aperçu cette année. Aucun autre volet n’a cumulé autant de rondes individuelles.
Pourtant, ces 19 rondes n’ont produit que 9 270 invitations, ce qui ne représente que 7,15 % de la totalité des invitations. Ce contraste est important.
Les rondes PCP ont lieu fréquemment, mais elles sont habituellement bien plus modestes que celles de la Catégorie de l’expérience canadienne ou celles destinées aux personnes d’expression française. Les tirages de la Catégorie de l’expérience canadienne ont représenté 53 250 invitations, soit 41,05 %, tandis que les tirages pour les francophones ont généré 50 500 invitations, soit 38,93 %.
Ensemble, ces deux volets comptent pour près de 80 % de toutes les invitations Entrée express délivrées dans l’aperçu de 2026. Cela démontre que la seule fréquence des tirages ne doit pas servir à évaluer les perspectives d’immigration. Une catégorie peut apparaître très régulièrement tout en n’apportant qu’une part relativement modeste de l’ensemble des invitations.
Les invitations Entrée express ont dépassé la référence du plan annuel
L’aperçu de 2026 fait état de 129 715 invitations Entrée express délivrées par rapport à un objectif de référence du plan annuel fixé à 123 230, ce qui équivaut à 105,3 %, avec 94 jours restants dans l’année. Sur le plan numérique, cela signifie que la délivrance d’invitations est déjà supérieure de 6 485 par rapport à la référence énoncée.
Ce chiffre exige une précision essentielle en matière de droit de l’immigration. Les invitations à présenter une demande ne sont pas équivalentes aux admissions de résidents permanents.
Toutes les invitations ne débouchent pas sur le dépôt d’une demande, toutes les demandes présentées ne sont pas approuvées, et les candidats retenus peuvent fort bien devenir résidents permanents au cours d’une année civile ultérieure. Les cibles des plans des niveaux d’immigration concernent généralement les admissions, alors que les statistiques d’Entrée express mesurent souvent les invitations.
Par conséquent, la comparaison à 105,3 % doit être interprétée comme le signe d’une intense activité d’invitation, et non comme la preuve que le Canada a dépassé son allocation annuelle définitive d’admissions de résidents permanents.
Pour les candidats potentiels, la conclusion la plus utile est qu’IRCC a continué de délivrer activement des invitations plutôt que de réduire brutalement l’activité d’Entrée express après avoir atteint le repère numérique illustré dans le bilan.
Comment obtenir un SCG de 725 : 2 profils types pour une ronde du Programme des candidats des provinces
Pour atteindre un score SCG de 725 dans Entrée express dans ces exemples du Programme des candidats des provinces, le facteur déterminant est une désignation provinciale d’une valeur de 600 points de SCG supplémentaires, tandis que les 125 points restants proviennent de l’âge, des études, des compétences linguistiques et, le cas échéant, de l’expérience de travail canadienne. Les deux profils réalistes à 725 points de SCG suivants montrent comment un travailleur déjà établi au Manitoba et une candidate d’outre-mer recrutée par le biais d’une initiative du Nouveau-Brunswick peuvent atteindre exactement le même pointage grâce à des combinaisons très différentes de facteurs de capital humain. Lorsque les candidats possèdent la même note de SCG et qu’une règle de départage s’applique à un tirage, la date et l’heure associées à l’entrée dans le bassin d’Entrée express peuvent également devenir déterminantes.
Profil 1 : Candidat sur place, Rajiv Singh d’Inde, chauffeur de camion de transport avec 17 ans d’expérience, désignation provinciale du Manitoba, SCG 725
Rajiv Singh est un chauffeur de camion de transport de 42 ans originaire d’Inde qui a bâti la plus grande partie de sa carrière dans le transport commercial. Après avoir obtenu son diplôme d’études secondaires, Rajiv est entré dans l’industrie du camionnage au début de la vingtaine et a progressivement évolué des itinéraires de livraison régionale vers le transport commercial longue distance. Avant de s’installer au Canada, il a accumulé environ 16 ans d’expérience de travail à l’étranger à la conduite de véhicules utilitaires lourds et au sein d’entreprises de transport desservant des liaisons inter-États de fret. Ses études secondaires lui rapportent 30 points de SCG, tandis que son âge de 42 ans lui confère 28 points.
Rajiv a ensuite obtenu un emploi auprès d’une entreprise de camionnage du Manitoba et est venu au Canada avec un permis de travail soutenu par une EIMT de l’employeur. Il a désormais accumulé une année complète d’expérience de travail canadienne admissible au Manitoba, ce qui lui donne 40 points de SCG pour l’expérience canadienne. Pour son test d’anglais, Rajiv a passé le PTE Core. Il a obtenu 50 en expression orale, soit 6 points de SCG, 44 en compréhension de l’oral, soit 6 points, 55 en compréhension de l’écrit, soit 9 points, et 52 en expression écrite, soit 6 points. Ses quatre compétences linguistiques lui rapportent donc un total combiné de 27 points de SCG. Ses résultats suffisent à contribuer à son SCG global, même si les langues demeurent l’un des domaines où il dispose d’une marge de progression substantielle pour augmenter sa note.
La composante la plus importante du SCG de Rajiv découle de l’obtention de sa désignation provinciale du Manitoba, qui lui octroie 600 points supplémentaires. Son emploi stable au Manitoba, ses antécédents professionnels au Canada et ses liens avec l’employeur constituent un parcours réaliste pour un candidat provincial sur place qui travaillait déjà dans la province avant de recevoir sa désignation. Au total, Rajiv atteint un SCG de 725 grâce à l’âge pour 28 points, aux études secondaires pour 30 points, à l’anglais pour 27 points, à l’expérience de travail canadienne pour 40 points et à sa désignation provinciale pour 600 points.
Profil 2 : Candidate d’outre-mer, Maria Santos des Philippines, superviseure de la transformation des aliments avec 18 ans d’expérience, désignation provinciale du Nouveau-Brunswick, SCG 725
Maria Santos est une superviseure de la transformation des aliments de 44 ans originaire des Philippines comptant environ 18 ans d’expérience dans la fabrication de produits alimentaires et les opérations de production. Elle a terminé ses études secondaires avant d’intégrer le secteur de la transformation des aliments, où elle est progressivement passée d’un travail à l’atelier de fabrication à un poste de supervision chargé de coordonner les travailleurs, de surveiller les calendriers de production, d’assurer le respect des procédures d’hygiène et d’aider l’entreprise à répondre aux exigences de contrôle de la qualité. À l’âge de 44 ans, Maria reçoit 6 points de SCG pour l’âge, tandis que son diplôme d’études secondaires lui rapporte 30 points pour les études.
Maria se trouve toujours hors du Canada et a été repérée grâce à une initiative de recrutement du Nouveau-Brunswick reliant des travailleurs expérimentés d’outre-mer à des employeurs en quête de candidats pour des postes dans la province. Ses compétences en anglais sont nettement plus solides dans certains domaines que dans d’autres. Maria a passé le test IELTS General Training et a obtenu 6,5 en expression orale, soit 23 points de SCG, 7,5 en compréhension de l’oral, soit 23 points, 8,5 en compréhension de l’écrit, soit 34 points, et 5,5 en expression écrite, soit 9 points. Ses résultats linguistiques lui procurent donc 89 points de SCG. La compréhension de l’écrit est sa compétence la plus forte et lui confère déjà le score maximal présenté dans ce scénario, alors que l’expression écrite représente sa possibilité la plus évidente d’amélioration sur le plan linguistique.
Au terme du processus provincial, Maria a reçu une désignation provinciale du Nouveau-Brunswick, ajoutant 600 points de SCG à son profil Entrée express. Puisqu’elle demeure une candidate d’outre-mer, son SCG de 725 ne repose pas sur de l’expérience de travail canadienne. Au lieu de cela, la combinaison de sa désignation provinciale et de résultats d’anglais comparativement élevés compense le nombre plus restreint de points offerts par son âge et ses études secondaires. Au total, Maria atteint un SCG de 725 grâce à l’âge pour 6 points, aux études pour 30 points, à l’anglais pour 89 points et aux 600 points supplémentaires de sa désignation provinciale du Nouveau-Brunswick.
Comment améliorer un score SCG de 725 après avoir reçu une désignation provinciale
Améliorer le niveau d’études : une hausse potentielle allant jusqu’à 120 points pour le facteur études
Rajiv et Maria reçoivent actuellement tous deux 30 points pour les études pour un diplôme d’études secondaires, tandis que le total maximal accordé pour les études dans ce scénario s’élève à 150 points. Cela laisse un écart théorique pouvant atteindre 120 points pour chaque candidat dans le facteur des études. Ils n’obtiendraient pas la totalité de cette hausse simplement en suivant une formation courte quelconque : l’amélioration exacte dépend du niveau et du nombre de titres de compétences postsecondaires reconnus qui seront ultimement évalués aux fins d’Entrée express. L’obtention d’un titre d’études postsecondaires reconnu peut également s’avérer particulièrement avantageuse, car les études peuvent rapporter au-delà du simple score de scolarité de base en aidant le candidat à se qualifier pour des points supplémentaires de transférabilité des compétences lorsqu’elles sont associées à de meilleures compétences linguistiques ou à une expérience canadienne admissible.
Améliorer les résultats linguistiques : Rajiv a une progression linguistique possible jusqu’à 109 points, Maria jusqu’à 47
La langue représente la possibilité d’amélioration immédiate la plus importante sur le plan du capital humain pour Rajiv. Ses quatre résultats actuels au PTE Core lui procurent 27 points de SCG, comparativement à un maximum de 136 points pour les quatre compétences linguistiques selon le barème fourni. Cela ouvre une perspective théorique de progression linguistique allant jusqu’à 109 points. L’expression orale, la compréhension de l’oral et l’expression écrite offrent des perspectives particulièrement vastes, puisque chacune d’elles n’apporte actuellement que 6 points, tandis que la compréhension de l’écrit en fournit 9. Augmenter substantiellement l’ensemble des quatre compétences au PTE Core serait également déterminant pour débloquer les possibilités de transférabilité des compétences liées à ses études et à son expérience professionnelle à l’étranger.
Maria reçoit actuellement 89 points au titre des compétences linguistiques, ce qui porte sa marge théorique restante d’amélioration linguistique jusqu’à 47 points par rapport au plafond de 136 points pour les quatre aptitudes. Son résultat en compréhension de l’écrit lui permet déjà d’engranger 34 points, de sorte que l’amélioration la plus notable viendrait de l’expression écrite, qui ne vaut actuellement que 9 points, suivie de l’expression orale et de la compréhension de l’oral, qui rapportent actuellement 23 points chacune. Un résultat à l’IELTS plus solide et plus équilibré pourrait donc rehausser à la fois son score linguistique direct et, selon d’autres titres de compétences qu’elle pourrait acquérir, son score de transférabilité.
Accroître l’expérience de travail canadienne : jusqu’à 40 points de plus pour Rajiv et jusqu’à 80 pour Maria
Rajiv reçoit déjà 40 points pour une année d’expérience de travail canadienne, par rapport au maximum de 80 points indiqué dans les données de notation fournies. Cela laisse une marge d’amélioration allant jusqu’à 40 points additionnels pour le facteur de l’expérience canadienne s’il continue de cumuler un emploi admissible autorisé au Canada. Compte tenu de son emploi actuel au Manitoba, cela supposerait de poursuivre son travail admissible tout en conservant l’autorisation d’immigration appropriée durant la période où cette expérience additionnelle est acquise.
Maria s’appuie pour l’instant exclusivement sur son parcours à l’étranger et sur sa désignation provinciale plutôt que sur une expérience canadienne. En comparaison avec le maximum de 80 points pour l’expérience canadienne fourni, elle dispose en théorie d’une marge allant jusqu’à 80 points pour ce facteur. En pratique, l’obtention de ces points exigerait qu’elle acquière une expérience de travail canadienne admissible pendant qu’elle est encore admissible à maintenir un profil Entrée express et avant que la résidence permanente ne vienne clore le processus, plutôt que de recevoir simplement des points au motif qu’elle disposerait d’une offre d’emploi canadienne.
Développer la transférabilité des compétences : jusqu’à 100 points accessibles grâce à de meilleures combinaisons
Le pointage maximal de transférabilité des compétences s’élève à 100 points, et la totalité de ce plafond demeure accessible pour des gains potentiels dans les deux exemples de scénarios. La transférabilité revêt une importance particulière car les progrès réalisés dans un domaine donné peuvent valoriser un autre titre de compétences. Une combinaison plus solide d’études postsecondaires et de compétences linguistiques, des études alliées à une expérience canadienne admissible ou une vaste expérience professionnelle à l’étranger associée à des compétences linguistiques suffisamment élevées peuvent produire des points de SCG additionnels, sous réserve du plafond global de 100 points pour la transférabilité.
Pour Rajiv, cela signifie qu’une amélioration de son anglais tout en obtenant un titre d’études postsecondaires reconnu pourrait avoir une incidence bien plus marquée que la seule prise en compte des points directs des études ou de la langue. Ses vastes antécédents professionnels à l’étranger pourraient également devenir plus utiles pour la transférabilité au SCG s’ils sont accompagnés de résultats linguistiques sensiblement supérieurs. Quant à Maria, ses nombreuses années d’expérience de travail outre-mer offrent une base utile, mais son score plus faible en expression écrite restreint la portée de son profil linguistique actuel. Rehausser cette compétence, tout en décrochant un titre postsecondaire reconnu, ouvrirait de nouvelles combinaisons de transférabilité. Les hausses maximales individuelles ne doivent pas simplement être additionnées, étant donné que les plafonds par catégorie du SCG et les règles de transférabilité interagissent entre eux.
Citation
"Entrée express Canada : 733 invitations envoyées aux candidats des provinces avec un score SCG en baisse à 725." RED Immigration Consulting. Published septembre 28, 2026. https://redim.ca/fr/entree-express-canada-733-invitations-envoyees-aux-candidats-des-provinces-avec-un-score-scg-en-baisse-a-725/
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