À compter du 1er avril 2026, les employeurs souhaitant intégrer des travailleurs étrangers temporaires (TET) dans des postes à bas salaire devront se conformer à des mesures de conformité fédérales actualisées. Un changement de politique majeur impose désormais aux entreprises de cibler activement la catégorie démographique des jeunes lors de leurs phases de recrutement obligatoire. Parallèlement aux mesures temporaires introduites pour les régions rurales, ces modifications exigent une adhésion stricte aux critères d’affichage, aux plafonds de main-d’œuvre et aux normes de bien-être des employés pour obtenir une Étude d’impact sur le marché du travail (EIMT) favorable.
Recrutement obligatoire et nouvelle directive sur la sensibilisation des jeunes
La démonstration d’une pénurie réelle de main-d’œuvre locale nécessite un processus de recrutement hautement réglementé. Les offres d’emploi doivent être publiées pendant au moins 8 semaines consécutives au cours des 3 mois précédant la présentation de la demande, et au moins une méthode de recrutement doit demeurer active jusqu’à ce qu’une décision finale soit rendue.
Dès le 1er avril 2026, les nouvelles réglementations exigeront strictement que les employeurs démontrent des efforts de recrutement encourageant les jeunes à postuler. Les activités de sensibilisation acceptables incluent :
- La publication de postes vacants sur la section dédiée aux jeunes du Guichet-Emplois national ou sur des plateformes d’emploi spécifiques à la jeunesse ;
- La collaboration directe avec des établissements d’enseignement secondaire ou postsecondaire pour joindre les étudiants et les nouveaux diplômés ;
- La participation à des programmes reconnus d’emploi pour les jeunes ;
- L’utilisation de plateformes numériques et communautaires prisées par les jeunes.
Les employeurs doivent utiliser le service de jumelage du Guichet-Emplois en maintenant activée la fonction de candidature directe. Au cours des 30 premiers jours de l’affichage, les employeurs sont légalement tenus d’inviter tous les chercheurs d’emploi ayant reçu une cote de compatibilité de 2 étoiles ou plus (sur une échelle de 1 à 5). En plus du Guichet-Emplois, les employeurs doivent utiliser 2 méthodes de recrutement supplémentaires ciblant différents groupes sous-représentés, tels que les jeunes vulnérables, les nouveaux arrivants ou les personnes handicapées.
Pour maintenir leur conformité, les employeurs doivent conserver toute la documentation relative au recrutement pendant au moins 6 ans. De plus, les entreprises n’ayant pas employé de travailleur étranger temporaire au cours des 6 dernières années feront l’objet d’un examen initial rigoureux afin de vérifier la légitimité de l’entreprise et de garantir un milieu de travail exempt de mauvais traitements.
Plafonds de main-d’œuvre et mesures de soutien rural temporaires
Des réglementations strictes régissent la proportion de travailleurs étrangers temporaires qu’une entreprise peut embaucher afin de garantir la priorité aux candidats locaux. En règle générale, les employeurs sont limités à un plafond de 10 % pour les postes à bas salaire par lieu de travail. Toutefois, une variation du plafond à 20 % s’applique aux secteurs critiques tels que la construction, la fabrication d’aliments et certains établissements de soins de santé. Les petites entreprises comptant moins de 10 employés à l’échelle nationale sont strictement limitées à l’embauche de 1 ou 2 travailleurs étrangers, selon leur secteur d’activité. Les demandes pour des postes situés dans des régions métropolitaines de recensement (RMR) affichant un taux de chômage de 6 % ou plus feront l’objet d’un refus de traitement automatique.
Afin d’atténuer les pénuries de main-d’œuvre régionales, des mesures temporaires seront mises en œuvre du 1er avril 2026 au 31 mars 2027, ciblant spécifiquement les employeurs ruraux situés à l’extérieur des RMR dans les provinces et territoires participants.
Les employeurs ruraux admissibles pourront bénéficier des ajustements suivants : o Conserver leur proportion actuelle de travailleurs étrangers à bas salaire sur un site donné, même si elle dépasse le plafond standard de 10 % au moment du dépôt d’une nouvelle demande ; o Bénéficier d’un plafond accru permettant à la main-d’œuvre de compter jusqu’à 15 % de travailleurs étrangers temporaires dans des postes à bas salaire.
Ces mesures ne s’appliquent qu’aux nouvelles demandes présentées pendant la période de validité ; les demandes soumises antérieurement ne sont pas admissibles. De plus, les postes à bas salaire relevant du volet de la double intention pour la résidence permanente sont exclus de ces avantages ruraux temporaires. Les plafonds sectoriels spécifiques et les postes non assujettis à une limite demeurent inchangés.
L’examen de ces mises à jour réglementaires révèle une approche hautement ciblée de la gestion du marché du travail canadien. Alors que la règle rigide du refus de traitement à 6 % de chômage et l’obligation de sensibilisation des jeunes relèvent considérablement le seuil de démonstration d’une pénurie de main-d’œuvre locale dans les centres urbains, l’ajustement temporaire du plafond à 15 % apporte un répit nécessaire aux économies rurales confrontées à de réels déficits de main-d’œuvre. Cette double approche indique un virage stratégique du gouvernement visant à rediriger les bénéfices de l’immigration économique vers les petites communautés tout en protégeant strictement les opportunités d’emploi locales dans les régions densément peuplées.
Parité salariale, logement et normes de travail
Les employeurs sont tenus d’offrir le salaire en vigueur, défini comme le plus élevé entre le salaire médian régional affiché sur le Guichet-Emplois ou le salaire actuellement versé aux employés occupant le même poste avec des compétences similaires. Ce salaire en vigueur doit être révisé annuellement au plus tard le 1er janvier pour garantir que les travailleurs ne soient jamais rémunérés en dessous des standards du marché.
Au-delà de la rémunération, les employeurs doivent fournir ou garantir l’accès à un logement convenable et abordable. Pour respecter le seuil d’abordabilité, le coût du logement doit représenter moins de 30 % du revenu brut du travailleur. De plus, les employeurs sont entièrement responsables du paiement des frais de transport aller-retour pour acheminer le travailleur sur les lieux et assurer son retour dans son pays de résidence. Avant que la couverture d’assurance maladie provinciale ne prenne effet, les employeurs doivent également souscrire et payer une assurance maladie privée couvrant les soins médicaux d’urgence.
L’analyse de ces mises à jour réglementaires sous l’angle de l’expertise en immigration révèle un changement de politique définitif vers la priorisation de la main-d’œuvre nationale. En examinant le refus strict de traiter les demandes dans les régions ayant un taux de chômage de 6 %, parallèlement aux mandats rigides de recrutement des jeunes et aux limites de plafonnement, il devient évident que le seuil requis pour démontrer une véritable pénurie de main-d’œuvre a été considérablement rehaussé. Le gouvernement restreint activement la dépendance à la main-d’œuvre étrangère à bas salaire là où des options locales pourraient exister, rendant une préparation méticuleuse essentielle pour éviter un refus immédiat de la demande.
Naviguer à travers ces nouveaux mandats de recrutement, ces restrictions de plafond et ces mesures de conformité strictes présente des difficultés importantes pour les entreprises déjà confrontées à des impératifs opérationnels. Une omission mineure dans les calculs salariaux, la durée de l’affichage ou les critères de logement peut facilement entraîner un refus de la demande et prolonger les pénuries de main-d’œuvre. Pour surmonter ces fardeaux administratifs complexes, les employeurs peuvent bénéficier de conseils professionnels afin de garantir une conformité totale. Notre cabinet offre des services complets, incluant la préparation, le conseil et la représentation de vos demandes d’immigration par l’entremise d’un consultant réglementé en immigration, vous permettant de sécuriser la main-d’œuvre dont vous avez besoin en toute confiance.
Les règlements fédéraux mis à jour pour le volet des postes à bas salaire imposent des exigences strictes aux employeurs en matière de recrutement, de salaire et de logement. En exigeant une sensibilisation ciblée des jeunes et en appliquant des plafonds de main-d’œuvre rigides basés sur les données régionales du chômage, le gouvernement s’assure que le bassin de main-d’œuvre nationale est totalement épuisé avant qu’une main-d’œuvre étrangère ne soit autorisée.
Citation
"Nouvelle obligation relative à l’EIMT d’avril 2026 : Ciblage impératif des jeunes pour les postes à bas salaire." RED Immigration Consulting. Published avril 1, 2026. https://redim.ca/fr/nouvelle-obligation-eimt-avril-2026-ciblage-jeunes-postes-bas-salaire/
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