L’immigration de langue française constitue le secteur de croissance planifiée le plus clair dans un système où la plupart des volumes globaux sont stables ou en baisse. Le cahier de transition décrit l’immigration francophone hors Québec comme une priorité ministérielle permanente, tandis que le plan des niveaux actuel augmente à la fois l’objectif en pourcentage et le nombre prévu de résidents permanents d’expression française. L’opportunité est réelle, mais la compétence en français n’est pas un statut d’immigration indépendant. Elle doit être jumelée à une voie économique, régionale, de travail ou d’études ouverte.
Les objectifs pour les francophones augmentent alors que le total des admissions reste stable
Près de 1 million de francophones vivent hors Québec, ce qui représente environ 3,5 % de la population, en baisse par rapport à 4,4 % en 2001 et 6,1 % en 1971. La politique fédérale vise à rétablir et à accroître ce poids démographique, ce qui donne à l’immigration francophone un fondement juridique et politique plus durable qu’une simple catégorie temporaire liée au marché du travail.
IRCC rapporte que les admissions de résidents permanents d’expression française hors Québec ont atteint ou dépassé la cible au cours des dernières années : 4,4 % en 2022, 4,7 % en 2023, 7,21 % en 2024 par rapport à une cible de 6 %, et 8,9 % en 2025 par rapport à une cible de 8,5 %. Le plan actuel porte l’objectif à 9 % en 2026, soit environ 30 267 admissions, 9,5 % ou environ 31 825 en 2027, et 10,5 % ou environ 35 175 en 2028. Un objectif fédéral, provincial et territorial plus large vise 12 % d’ici 2029.
La politique est soutenue par 217,4 millions de dollars sur 5 ans, incluant 137,2 millions de dollars en nouveaux fonds et 80,2 millions de dollars en financement continu. Un centre national d’innovation a reçu un montant supplémentaire de 25 millions de dollars sur 5 ans, et le nombre de Communautés francophones accueillantes est passé de 14 à 24.
Selon une évaluation professionnelle, il s’agit de l’un des rares domaines où le gouvernement s’est engagé publiquement à une croissance d’une année sur l’autre. Cependant, cette croissance sera très probablement réalisée par le biais de plusieurs volets contrôlés plutôt que par un seul programme francophone illimité.
Trois voies sont ouvertes, mais elles comportent des critères juridiques différents
Entrée express demeure l’option fédérale la plus large. Pour être admissible à la catégorie linguistique axée sur le français, un candidat doit obtenir le NCLC 7 pour les quatre compétences langagières et doit d’abord être admissible à la Catégorie de l’expérience canadienne, au Programme des travailleurs qualifiés (fédéral) ou au Programme des travailleurs des métiers spécialisés (fédéral). Les règles actuelles du CRS attribuent 25 points supplémentaires lorsque le candidat obtient le NCLC 7 en français et le CLB 4 ou moins en anglais, ou n’a pas passé de test d’anglais, et 50 points lorsque le candidat obtient également le CLB 5 ou plus pour les quatre compétences en anglais. Une désignation provinciale vaut toujours 600 points.
La consultation d’Entrée express de 2026 a classé le bonus pour le français comme un facteur de prédiction des revenus plus faible et a proposé une réforme plus large du CRS. Cela ne supprime pas les 25 ou 50 points actuels. Tout changement doit être officiellement publié, et les candidats ne devraient pas laisser de résultats valides en français expirer en attendant une proposition.
Le Programme pilote d’immigration dans les communautés francophones est une voie de résidence permanente distincte dans des communautés sélectionnées. Les candidats doivent généralement avoir :
- Une offre d’emploi valide d’un employeur désigné dans la communauté participante.
- Au moins 1 an, ou 1 560 heures, d’expérience de travail connexe au cours des 3 dernières années.
- Un test de français approuvé démontrant au moins le NCLC 5 pour les quatre compétences langagières.
- Un diplôme d’études canadien ou un équivalent étranger.
- Des fonds d’établissement, à moins de travailler déjà au Canada avec un permis de travail valide.
Les fonds d’établissement actuels varient de 10 507 $ pour un membre de la famille à 27 806 pourseptpersonnes,avec 2831 pour chaque personne supplémentaire. Les frais fédéraux de résidence permanente s’élèvent à 1 590 $ pour le demandeur principal, 1 590 pourl ′ e ˊ pouxouleconjointdefaitquil ′ accompagne et 270 pour chaque enfant à charge.
La Mobilité francophone est un permis de travail dispensé d’EIMT plutôt qu’une résidence permanente. Le travailleur doit avoir l’intention de vivre et de travailler hors Québec, démontrer au moins le NCLC 5 pour l’expression orale et la compréhension de l’oral en français, et détenir une offre d’emploi admissible dans toute catégorie FEER, à l’exception des postes d’agriculture primaire des FEER 4 et 5. L’employeur utilise le code de dispense C16, paie des frais relative à la conformité de 230 $ et fournit le numéro de l’offre à 7 chiffres. Les frais pour le permis du travailleur sont de $155, plus les frais de biométrie le cas échéant.
Une nouvelle voie menant des études à la résidence permanente est prévue pour l’hiver 2027
Le volet permis d’études du Programme pilote d’accès aux études pour les communautés francophones en situation minoritaire existe, mais l’étape directe vers la résidence permanente porte la mention ouverture à l’hiver 2027. Il n’est pas ouvert aux demandes de résidence permanente pour le moment.
Les futurs critères publiés indiquent qu’un diplômé devra :
- Vivre hors Québec et avoir l’intention de demeurer hors Québec.
- Détenir un permis d’études délivré dans le cadre du projet pilote pour étudiants et un statut temporaire valide.
- Obtenir un diplôme ou un certificat dans un EAL participant.
- Suivre au moins 2 ans d’études à temps plein.
- Terminer un programme dans lequel plus de 50 % des cours ont été enseignés en français.
Après avoir soumis leur future demande de résidence permanente, les diplômés admissibles devraient pouvoir demander un permis de travail ouvert en attendant une décision. IRCC indique que d’autres détails concernant les demandes et les documents seront publiés ultérieurement. Aucun représentant ni établissement d’enseignement ne peut garantir l’accès à ce programme avant la publication de ces instructions.
L’avantage professionnel du français dépend donc du choix de la bonne voie. Entrée express exige des résultats linguistiques plus élevés et une admissibilité sous-jacente au niveau fédéral. Le programme pilote communautaire exige un employeur désigné et un plan d’établissement authentique. La Mobilité francophone est un statut temporaire, tandis que l’étape de la résidence permanente du projet pilote pour étudiants est reportée à une date ultérieure.
Avec plusieurs programmes utilisant différents niveaux de français, règles relatives aux employeurs et dates d’ouverture, les candidats ne doivent pas traiter l’immigration francophone comme un parcours universel unique. Un soutien est disponible pour la préparation, le conseil et la représentation des demandes d’immigration par un consultant en immigration.
Citation
"Le français devient la voie de croissance de l’immigration la plus claire au Canada jusqu’en 2029." RED Immigration Consulting. Published juillet 28, 2026. https://redim.ca/fr/le-francais-devient-la-voie-de-croissance-de-l-immigration-la-plus-claire-au-canada-jusqu-en-2029/
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