Le Canada a organisé une autre ronde d’invitations importante d’Entrée express au titre du Programme des candidats des provinces (PCP) le lundi 26 octobre 2026, délivrant 792 invitations à présenter une demande (IPD) de résidence permanente. Le seuil du Système de classement global (SCG) a diminué pour s’établir à 761 points, soit une baisse de 11 points par rapport à la ronde précédente du PCP.
Il s’agissait de la plus importante ronde du PCP depuis le 22 juin 2026 et de la deuxième plus grande sélection du PCP de l’année 2026. Les derniers résultats témoignent d’une capacité d’invitation accrue pour les candidats désignés par les provinces, bien que les exigences élevées du SCG et une heure limite de bris d’égalité inhabituellement ancienne indiquent que la concurrence demeure soutenue.
Avec 144 259 invitations d’Entrée express envoyées dans l’ensemble des volets en 2026, l’activité d’invitation du Canada a déjà dépassé de 17,1 % le repère annuel de planification de référence fixé à 123 230. Toutefois, le nombre total d’invitations et les cibles d’admission de résidents permanents mesurent des étapes distinctes du processus d’immigration et ne doivent pas être considérés comme interchangeables.
L’analyse : La ronde du PCP du 26 octobre signale des volumes d’invitations plus élevés mais une concurrence persistante
La plus grande ronde des candidats des provinces en quatre mois
La ronde d’Entrée express #451 a invité 792 candidats désignés par les provinces et les territoires canadiens, avec une note minimale du SCG de 761.
Comparativement à la ronde du PCP du 13 octobre, qui avait invité 752 candidats à un seuil SCG de 772, cette dernière sélection a émis 40 invitations supplémentaires, soit une hausse d’environ 5,3 %, tout en abaissant le seuil du SCG de 11 points.
Ce résultat est particulièrement marquant puisque la sélection du 26 octobre est devenue la troisième plus importante ronde du PCP au cours des 12 derniers mois, derrière celle du 8 décembre 2025 comptant 1 123 invitations et celle du 22 juin 2026 comptant 955 invitations. Elle prolonge également une tendance à la hausse des volumes d’invitations lors des trois dernières rondes du PCP. Les invitations sont passées de 733 le 28 septembre à 752 le 13 octobre, avant d’atteindre 792 le 26 octobre.
Au cours des huit dernières rondes du PCP, le volume moyen d’invitations s’élevait à environ 609 candidats, avec un seuil moyen du SCG de 745. La ronde du 26 octobre était donc environ 30 % plus importante que la moyenne des huit rondes, bien que son seuil SCG soit demeuré supérieur de 16 points à cette moyenne.
Cet écart est déterminant. Une ronde de plus grande envergure n’entraîne pas nécessairement une baisse proportionnelle des exigences du SCG, car le nombre, le classement et la composition des candidats provinciaux admissibles évoluent au fur et à mesure que de nouvelles désignations entrent dans le bassin d’Entrée express.
Ce que révèle le seuil de bris d’égalité de 206 jours sur le bassin d’Entrée express
L’une des caractéristiques les plus importantes de la ronde du 26 octobre réside dans son horodatage de bris d’égalité : le 3 avril 2026 à 18:00:26 UTC, soit exactement 206 jours avant la sélection. En vertu de la règle de bris d’égalité d’Entrée express, les candidats ayant obtenu une note du SCG supérieure à 761 ont été classés devant ceux situés exactement au seuil. Parmi les candidats ayant obtenu exactement 761 points, la priorité a été accordée aux profils soumis avant l’horodatage publié.
Cet écart de 206 jours est remarquable car il met en évidence une limite de priorité relativement ancienne au niveau de la note de passage. Les candidats admissibles totalisant 761 points dont le profil a été soumis après cet horodatage peuvent demeurer dans le bassin, à condition que leur profil reste valide et qu’ils n’aient pas reçu d’invitation par ailleurs.
Un écart de bris d’égalité de 206 jours ne signifie pas que chaque candidat désigné a attendu 206 jours, et n’établit pas non plus le nombre exact de candidats restant à 761 points au SCG. Cependant, cela indique que la concurrence à ce niveau de pointage mérite une attention particulière, notamment lorsqu’il s’agit d’évaluer si la prochaine ronde comparable du PCP pourrait atteindre un seuil inférieur.
Le contraste avec les rondes récentes est prononcé. La ronde du PCP du 13 octobre affichait un écart de bris d’égalité de 90 jours, tandis que celle du 28 septembre ne présentait qu’un écart de 11 jours. L’horodatage plus ancien du 26 octobre, malgré un volume d’invitations supérieur, incite à la prudence avant de présumer que le seuil du SCG continuera de baisser rapidement.
L’ancienneté moyenne déclarée des profils d’Entrée express, qui est d’environ 11 mois, offre un contexte supplémentaire sur l’ensemble du bassin, mais ne détermine ni le délai d’attente des candidats des provinces ni le nombre de candidats à égalité au seuil de sélection.
Les notes du SCG pour le PCP demeurent volatiles malgré des rondes plus importantes
Le seuil SCG de 761 enregistré le 26 octobre représente une amélioration modeste par rapport au seuil précédent de 772, qui constituait le niveau le plus élevé parmi les huit dernières rondes du PCP. Néanmoins, les résultats récents témoignent d’une volatilité considérable. La sélection du PCP du 31 août avait invité 562 candidats avec un seuil SCG de 697, alors que celle du 13 octobre exigeait 772 points tout en invitant 752 candidats.
L’écart entre ces seuils est de 75 points au SCG, ce qui illustre pourquoi les volumes récents d’invitations ne peuvent pas être utilisés à eux seuls pour prédire les seuils futurs.
Un élément central à considérer est l’attribution de 600 points supplémentaires au SCG aux candidats titulaires d’une désignation provinciale admissible. Un seuil SCG de 761 correspond donc mathématiquement à 161 points avant l’ajout des points de désignation, bien que les candidats doivent satisfaire séparément aux critères d’admissibilité fédéraux d’Entrée express ainsi qu’aux exigences provinciales applicables.
Pour les candidats à l’immigration, cette distinction pratique est essentielle. Le seuil comparativement élevé du PCP ne signifie nullement que les candidats ordinaires d’Entrée express sans désignation provinciale doivent obtenir 761 points. Cette sélection reflète plutôt la concurrence au sein d’un groupe de candidats ayant déjà obtenu l’appui d’une province.
La tendance : Des rondes du PCP plus importantes feront-elles baisser les notes du SCG ?
Les rondes du PCP maintiennent une cadence régulière de sélection aux deux semaines
Les huit plus récentes rondes du Programme des candidats des provinces ont eu lieu à des intervalles d’environ 13 à 15 jours, établissant l’une des cadences de sélection les plus régulières au sein d’Entrée express. Cette constance est importante. Alors que d’autres catégories d’Entrée express peuvent connaître des interruptions plus longues ou des volumes d’invitations irréguliers, la sélection au titre du PCP s’est poursuivie à une fréquence relativement prévisible.
Les trois dernières rondes montrent également une augmentation de la taille des sélections sans hausse équivalente de leur fréquence. Cela donne à penser que l’expansion récente des volumes de sélection s’est opérée principalement par des rondes individuelles plus larges plutôt que par des invitations plus rapprochées.
Si cette tendance se maintient, les prochaines rondes du PCP pourraient demeurer relativement fréquentes, avec des volumes d’invitations susceptibles de se maintenir entre le milieu et le haut de la fourchette des centaines. Toutefois, ni le calendrier observé ni la taille récente des rondes ne constituent un engagement officiel de la part d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).
Le seuil du SCG pour le PCP pourrait-il passer sous la barre des 750 points ?
Le résultat du 26 octobre présente à la fois une évolution encourageante et une limite. Du côté positif, le volume d’invitations a progressé lors de trois rondes consécutives du PCP, tandis que le dernier seuil du SCG a reculé de 772 à 761.
La poursuite de rondes plus volumineuses pourrait exercer une pression à la baisse sur le seuil de sélection, en particulier si moins de nouveaux candidats désignés entrent dans le bassin avec des notes de classement élevées. En revanche, l’horodatage de bris d’égalité de 206 jours invite les candidats à ne pas tenir pour acquise une baisse rapide ou ininterrompue du SCG. Des candidats situés au seuil actuel peuvent encore être en attente, et de nouvelles désignations provinciales peuvent regarnir le bassin avant les rondes d’invitations suivantes.
Un retour sous la barre des 750 points demeure donc possible, d’autant plus qu’un seuil de 697 points avait été enregistré le 31 août. Mais les données récentes ne permettent pas de considérer cette issue comme inévitable.
L’évaluation à court terme la plus rigoureuse est que les seuils du SCG pour le PCP risquent de rester volatils, l’évolution de l’activité de désignation provinciale et de la taille des rondes déterminant si le seuil diminuera davantage ou rebondira.
Perspectives pour le reste de l’année 2026
La ronde du 26 octobre envoie un signal prudemment positif aux candidats désignés par les provinces. Une deuxième plus grande sélection annuelle du PCP, des volumes d’invitations en hausse et un seuil du SCG inférieur à celui de la ronde précédente témoignent d’une activité fédérale soutenue pour cette voie d’immigration.
Ces résultats mettent toutefois en lumière les limites d’une analyse fondée sur une seule ronde. Des horodatages de bris d’égalité plus anciens, des fluctuations marquées du SCG et l’arrivée continue de nouveaux candidats désignés par les provinces empêchent toute prévision certaine d’une baisse durable.
Alors que les invitations d’Entrée express dépassent déjà le repère annuel de planification mentionné, le reste de l’année 2026 sera particulièrement déterminant pour observer comment IRCC équilibre la sélection générale de l’immigration économique, les catégories ciblées et les priorités de désignation provinciale.
Pour les travailleurs qualifiés et les professionnels admissibles, la désignation provinciale demeure une voie précieuse vers la résidence permanente au Canada, surtout lorsque les besoins du marché du travail provincial concordent avec les qualifications professionnelles et les projets d’établissement à long terme.
RED Immigration Consulting accompagne les futurs immigrants dans l’évaluation de leur admissibilité à Entrée express, l’élaboration de stratégies de désignation provinciale et la préparation des demandes de résidence permanente. Une consultation professionnelle auprès d’un consultant réglementé en immigration canadienne (CRIC) autorisé permet de cibler les voies d’immigration appropriées et de prévenir les risques juridiques ou documentaires avant la soumission d’une demande.
Comment obtenir 761 points au SCG lors d’une ronde du PCP d’Entrée express : 3 exemples de profils de travailleurs au Canada, de candidats à l’étranger et de couples avec désignation provinciale
Comment atteindre 761 points au SCG lors d’une ronde du Programme des candidats des provinces (PCP) d’Entrée express ? Ces trois profils hypothétiques réalistes illustrent comment une travailleuse établie au Canada, un candidat à l’étranger disposant d’une offre d’emploi au Nouveau-Brunswick et un candidat marié appuyé par l’expérience de travail canadienne de son épouse peuvent chacun obtenir 761 points au SCG, incluant 600 points issus d’une désignation provinciale liée à Entrée express. Lorsque plusieurs candidats obtiennent la même note du SCG au seuil d’invitation, IRCC applique sa règle de bris d’égalité selon la date et l’heure de soumission du profil d’Entrée express, accordant la priorité aux soumissions antérieures qui respectent le délai prescrit.
Profil 1 : Maria Santos des Philippines, superviseure en logistique de 39 ans avec 1 an d’expérience canadienne et une désignation du PCP du Manitoba, SCG de 761
Maria Santos, une professionnelle de la logistique âgée de 39 ans originaire des Philippines, s’est installée à Winnipeg, au Manitoba, après avoir obtenu un permis de travail appuyé par son employeur au moyen d’une Étude d’impact sur le marché du travail (EIMT). Elle a terminé ses études secondaires à Manille, ce qui lui procure 30 points au SCG, et a consacré plusieurs années à perfectionner ses connaissances pratiques en exploitation d’entrepôt, gestion des stocks et coordination des expéditions. Au Canada, Maria a décroché un poste qualifié de coordonnatrice logistique au sein d’une entreprise de distribution. Après avoir accumulé une année complète d’expérience de travail canadienne admissible, elle a obtenu 40 points au SCG au titre de l’emploi au Canada. Son excellent rendement lui a récemment valu une promotion au poste de superviseure de quart en distribution, son employeur ayant effectué les démarches d’autorisation de travail requises pour ses nouvelles responsabilités. À 39 ans, Maria reçoit 55 points au SCG pour son âge.
Pour satisfaire aux exigences linguistiques, Maria a passé le test IELTS General Training, obtenant 5.5 en expression orale (9 points au SCG), 5.5 en compréhension de l’oral (9 points), 5.0 en compréhension de l’écrit (9 points) et 5.5 en expression écrite (9 points). Ces résultats lui apportent 36 points au SCG pour sa maîtrise de l’anglais. Bien que Maria n’ait pas fait d’études postsecondaires, son emploi au Canada, le soutien de son employeur et ses liens établis au Manitoba ont solidifié sa demande d’immigration provinciale. Elle a par la suite obtenu une désignation par l’entremise d’un volet du Programme des candidats des provinces du Manitoba lié à Entrée express, ajoutant 600 points au SCG à son profil. Sa récente promotion constitue également un tremplin prometteur pour son avancement professionnel et ses perspectives d’immigration.
Répartition du SCG de Maria : Âge (55) | Études (30) | Langue (36) | Expérience canadienne (40) | Désignation provinciale (600) | Total du SCG : 761
Profil 2 : Minh Nguyen du Vietnam, superviseur de production de 40 ans avec 2 ans d’expérience à l’étranger, une offre d’emploi au Nouveau-Brunswick et une désignation provinciale, SCG de 761
Minh Nguyen, un superviseur de production de 40 ans originaire du Vietnam, a bâti sa carrière dans les opérations de fabrication et de transformation alimentaire. Après avoir obtenu son diplôme d’études secondaires à Hô Chi Minh-Ville, Minh a intégré le secteur manufacturier, où il a acquis un savoir-faire concret en matière d’équipement de production, d’horaires des travailleurs, d’inspections de qualité et de sécurité au travail. Son plus haut diplôme obtenu est un diplôme d’études secondaires, qui lui confère 30 points au SCG. Au cours des deux dernières années, il a cumulé deux années d’expérience de travail qualifié à l’étranger admissible à titre de superviseur de production dans une usine vietnamienne de transformation alimentaire. Souhaitant poursuivre sa carrière au Canada atlantique, Minh a postulé auprès d’un employeur du secteur de la fabrication alimentaire à Moncton, au Nouveau-Brunswick, et a reçu une offre d’emploi à temps plein pour un poste de supervision. À 40 ans, Minh obtient 50 points au SCG.
Avant d’entrer dans le bassin d’Entrée express, Minh a passé l’examen d’anglais PTE Core, obtenant 70 en expression orale (17 points au SCG), 65 en compréhension de l’oral (17 points), 64 en compréhension de l’écrit (17 points) et 73 en expression écrite (17 points). Ses résultats linguistiques lui procurent 68 points au SCG. La combinaison de ses compétences en anglais et de son emploi qualifié à l’étranger lui donne droit à 13 points supplémentaires au SCG au titre de la transférabilité liée à l’expérience de travail à l’étranger et aux compétences linguistiques. Grâce au processus d’immigration provinciale applicable du Nouveau-Brunswick, Minh a obtenu une désignation provinciale liée à Entrée express, ce qui ajoute 600 points au SCG. Même s’il n’a pas encore travaillé au Canada, son offre d’emploi confirmée au Nouveau-Brunswick lui assure un point de départ concret en vue de sa réinstallation et de sa carrière à long terme au Canada atlantique.
Répartition du SCG de Minh : Âge (50) | Études (30) | Langue (68) | Expérience à l’étranger avec transférabilité linguistique (13) | Désignation provinciale (600) | Total du SCG : 761
Profil 3 : Leandro et Maya Reyes des Philippines, soudeur de 43 ans avec offre d’emploi canadienne, 3 ans d’expérience canadienne de l’épouse et désignation du PCP de la Saskatchewan, SCG de 761
Leandro Reyes, un soudeur expérimenté de 43 ans originaire des Philippines, réside actuellement à Saskatoon, en Saskatchewan, avec son épouse, Maya Reyes. Leandro a obtenu un certificat postsecondaire d’un an en technologie du soudage aux Philippines et possède plusieurs années d’expérience en soudage industriel et en fabrication métallique, dont au moins deux années de travail qualifié dans un métier spécialisé au cours des cinq dernières années. Son titre d’études reconnu d’un an lui rapporte 84 points au SCG, tandis que son âge lui procure 15 points selon le barème du SCG applicable aux candidats accompagnés d’un époux ou conjoint de fait. Leandro est actuellement titulaire d’un permis de travail ouvert pour conjoint et a obtenu une offre d’emploi à temps plein d’un an, appuyée par une EIMT, auprès d’une entreprise de fabrication métallique de la Saskatchewan. Bien qu’il n’ait pas encore accumulé d’expérience de travail canadienne admissible, son parcours dans un métier spécialisé et son offre d’emploi valide soutiennent son projet d’immigration au titre du Programme fédéral des métiers spécialisés et d’une désignation provinciale admissible liée à Entrée express.
Leandro a passé l’examen IELTS General Training, obtenant 5.5 en expression orale (8 points au SCG), 5.5 en compréhension de l’oral (8 points), 6.5 en compréhension de l’écrit (22 points) et 5.0 en expression écrite (6 points), ce qui lui donne 44 points au SCG. Son épouse, Maya, occupe un poste hautement qualifié en développement logiciel en Saskatchewan et a cumulé trois années d’emploi au Canada grâce à un permis de travail postdiplôme (PTPD), apportant 8 points au SCG au titre de l’époux. Dans ce scénario de calcul présenté, la contribution des études de Maya en tant qu’épouse repose sur ses études secondaires, valant 2 points. Ses résultats au test IELTS General Training sont de 5.0 en expression orale (1 point), 5.0 en compréhension de l’oral (1 point), 6.0 en compréhension de l’écrit (3 points) et 6.0 en expression écrite (3 points), ajoutant 8 points supplémentaires. Au total, Maya apporte 18 points au SCG liés à l’époux. Leandro a également reçu une désignation provinciale de la Saskatchewan liée à Entrée express, lui procurant 600 points additionnels au SCG et portant son total à 761.
Répartition du SCG de Leandro : Âge (15) | Études (84) | Langue (44) | Études de l’épouse (2) | Expérience canadienne de l’épouse (8) | Langue de l’épouse (8) | Désignation provinciale (600) | Total du SCG : 761
Comment améliorer votre note de 761 au SCG en vue des prochaines rondes d’Entrée express
Bien que les trois candidats aient déjà reçu 600 points supplémentaires au SCG grâce à une désignation provinciale, leurs pointages de base au titre du capital humain diffèrent. L’amélioration du niveau d’études, des compétences linguistiques, de l’expérience de travail au Canada et de la transférabilité des compétences pourrait rendre leur profil encore plus concurrentiel. Les comparaisons suivantes s’appuient sur les valeurs maximales prévues pour chaque catégorie de pointage.
1. Améliorer les titres d’études : gains potentiels de 56 à 120 points au SCG
Les études représentent un levier important pour les trois candidats. Maria et Minh reçoivent actuellement 30 points chacun au SCG pour leur diplôme d’études secondaires, comparativement à un maximum de 150 points pour les études dans leur catégorie respective. Cela représente un potentiel d’amélioration de 120 points chacun s’ils obtiennent éventuellement un diplôme admissible atteignant le plafond. Le fait de réussir un programme postsecondaire reconnu, d’acquérir des qualifications supplémentaires et d’obtenir une Évaluation des diplômes d’études (EDE) pour des études étrangères admissibles peut les aider à réclamer les points correspondant à leurs diplômes réels.
Leandro obtient déjà 84 points au SCG pour son certificat postsecondaire d’un an, mais le pointage maximal au titre des études pour un candidat accompagné d’un époux est de 140 points. Il dispose donc d’une marge de progression potentielle de 56 points au SCG grâce à des études supplémentaires admissibles. L’obtention d’un diplôme additionnel pourrait également renforcer son pointage de transférabilité des compétences lorsqu’il est combiné à des résultats linguistiques suffisamment élevés ou à un emploi canadien admissible. Les candidats doivent garder à l’esprit que la note maximale pour les études exige généralement un diplôme de niveau doctoral et que la seule réussite d’un certificat de courte durée ne procurera pas le gain maximal.
2. Renforcer les compétences linguistiques en anglais : gains potentiels de 68 à 100 points au SCG
L’amélioration des résultats linguistiques constitue un autre moyen efficace d’augmenter la note du SCG. Maria obtient actuellement 9 points dans chacune des compétences d’expression orale, de compréhension de l’oral, de compréhension de l’écrit et d’expression écrite, pour un total combiné de 36 points. Avec un maximum de 34 points par compétence, elle pourrait potentiellement gagner 25 points dans chaque habileté linguistique, soit une hausse totale de 100 points au SCG. De meilleurs résultats en anglais pourraient également lui permettre de débloquer des points de transférabilité liés aux études ou à l’expérience de travail si elle remplit les autres conditions d’admissibilité.
Minh reçoit actuellement 17 points au SCG par compétence linguistique, ce qui totalise 68 points. Porter ses résultats jusqu’au maximum de 34 points par compétence lui procurerait 17 points supplémentaires dans chaque domaine d’expression orale, de compréhension de l’oral, de compréhension de l’écrit et d’expression écrite, soit un gain potentiel de 68 points au SCG. Des notes linguistiques plus élevées pourraient en outre accroître les avantages de transférabilité découlant de ses deux années d’emploi qualifié à l’étranger.
Le barème avec époux accompagnant applicable à Leandro prévoit un maximum de 32 points par compétence linguistique. Sa note en expression orale pourrait passer de 8 à 32 points (+24), en compréhension de l’oral de 8 à 32 (+24), en compréhension de l’écrit de 22 à 32 (+10) et en expression écrite de 6 à 32 (+26). Ensemble, ces progrès représentent une hausse potentielle de 84 points au SCG uniquement grâce aux résultats de sa première langue officielle. L’amélioration des résultats linguistiques de Maya pourrait également générer des points supplémentaires liés à l’époux.
3. Accumuler de l’expérience de travail au Canada : gains potentiels de 40 à 80 points au SCG
Maria possède déjà une année d’expérience de travail qualifié au Canada, ce qui lui vaut 40 points au SCG, par rapport au maximum de 80 points offert dans sa catégorie. En conservant un emploi qualifié admissible et en accumulant de l’expérience canadienne supplémentaire reconnue, elle pourrait éventuellement obtenir 40 points additionnels au SCG. Sa récente promotion peut l’aider à maintenir un emploi qualifié continu, à condition qu’elle détienne l’autorisation de travail requise et que ses fonctions respectent les exigences professionnelles applicables.
Minh ne compte actuellement aucune expérience d’emploi au Canada puisqu’il réside toujours à l’étranger. Une fois installé au Nouveau-Brunswick et après avoir commencé un emploi qualifié admissible, il pourra faire progresser graduellement son pointage d’expérience canadienne vers le plafond de 80 points, ce qui représente une amélioration potentielle de 80 points au SCG.
De même, Leandro n’a pas encore accumulé d’emploi qualifié admissible au Canada. Le fait d’entamer son poste de soudeur avec l’autorisation appropriée et de poursuivre un travail admissible pourrait l’aider à atteindre le maximum de 70 points au SCG prévu pour les candidats accompagnés d’un époux, ajoutant potentiellement 70 points au SCG à son profil.
4. Maximiser la transférabilité des compétences grâce aux études, à la langue et à l’expérience : jusqu’à 100 points au SCG
La transférabilité des compétences peut procurer un maximum de 100 points au SCG au total, selon les combinaisons admissibles de diplômes d’études, de compétences linguistiques, d’expérience de travail qualifié à l’étranger, d’emploi qualifié au Canada et de certificat de qualification professionnelle admissible.
Maria ne reçoit actuellement aucun point de transférabilité des compétences selon le calcul fourni, ce qui laisse une progression possible de 100 points. Sa stratégie la plus avantageuse consisterait à combiner une meilleure maîtrise de l’anglais avec des études postsecondaires reconnues et davantage d’expérience de travail qualifié admissible. Ces combinaisons pourraient lui permettre d’obtenir des points en associant études et compétences linguistiques, études et expérience canadienne, ou encore expérience qualifiée à l’étranger et emploi au Canada si elle acquiert ultérieurement une expérience étrangère admissible.
Minh obtient déjà 13 points de transférabilité des compétences grâce à ses deux années d’expérience de travail à l’étranger combinées à sa maîtrise de l’anglais. Par rapport au plafond de 100 points, il dispose d’un gain potentiel de 87 points. Des résultats linguistiques plus élevés, un diplôme postsecondaire reconnu et un futur emploi qualifié au Canada pourraient lui ouvrir d’autres combinaisons de transférabilité.
Leandro dispose de la plus grande latitude pour tirer parti des combinaisons liées aux métiers spécialisés et à l’expérience de travail. Son pointage présenté ne comprend aucun point de transférabilité, ce qui lui offre une hausse potentielle de 100 points. Des notes plus élevées en anglais pourraient renforcer le lien entre ses études reconnues et ses compétences linguistiques, tandis qu’un emploi admissible au Canada pourrait créer de nouvelles combinaisons avec son expérience qualifiée acquise à l’étranger. Un certificat de qualification canadien admissible dans son métier spécialisé pourrait également ouvrir une autre voie de transférabilité, sous réserve des critères de pointage applicables.
Ces améliorations constituent des comparaisons maximales et non des gains garantis. Chaque combinaison de transférabilité comporte ses propres conditions et limites d’admissibilité, et la catégorie globale de transférabilité demeure plafonnée à 100 points au SCG, quel que soit le nombre de combinaisons admissibles développées par un candidat.
Citation
"Ronde du PCP d’Entrée express du 26 octobre 2026 : Le Canada envoie 792 invitations alors que le SCG baisse à 761." RED Immigration Consulting. Published octobre 26, 2026. https://redim.ca/fr/ronde-pcp-entree-express-26-octobre-2026-canada-792-invitations-scg-761/
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