Le Canada a procédé à une nouvelle sélection majeure d’Entrée express le vendredi 16 octobre 2026, en délivrant 5 000 invitations à présenter une demande (IPD) de résidence permanente dans le cadre de la catégorie de maîtrise du français, avec une note minimale du Système de classement global (SCG) fixée à 435 points.
Il s’agit du premier tirage Entrée express pour les candidats francophones d’octobre 2026 et du 11e tirage par catégorie linguistique française de l’année. Cette sélection intervient après une pause de 58 jours depuis le 19 août, date à laquelle 5 000 candidats avaient été invités avec un seuil SCG nettement inférieur de 382 points.
Ce dernier résultat témoigne d’une nette hausse de la concurrence. Bien que le volume d’invitations soit resté identique, le score SCG minimal a augmenté de 53 points, atteignant le niveau le plus élevé parmi les huit plus récents tirages destinés aux candidats francophones.
Avec 55 500 candidats francophones invités en 2026, ce qui représente 38,68 % de l’ensemble des invitations d’Entrée express, la maîtrise du français demeure l’une des priorités de sélection les plus stratégiques du Canada en matière d’immigration. Néanmoins, la hausse marquée du dernier seuil soulève des questions majeures concernant la demande des candidats, la fréquence des tirages et l’éventualité d’un retour à des scores SCG plus bas.
Tirage Entrée express pour francophones du 16 octobre : invitations stables, seuil SCG en forte hausse
La sélection du 16 octobre a maintenu un volume de 5 000 IPD, égalant chacun des quatre précédents tirages francophones organisés les 9 juillet, 22 juillet, 6 août et 19 août.
Cette régularité indique qu’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a continué de procéder à des rondes d’invitations relativement volumineuses pour les candidats d’expression française, même lorsque l’intervalle entre les rondes varie de manière importante.
Cependant, l’évolution du SCG reflète une dynamique différente. Le tirage francophone précédent du 19 août avait invité 5 000 candidats avec un score SCG de 382, soit le seuil le plus bas des huit dernières sélections. Au 16 octobre, le score minimal a grimpé à 435, se situant nettement au-dessus de la moyenne des huit derniers tirages, établie à environ 407 points.
Le seuil le plus récent se situe donc 28 points au-dessus de la moyenne récente, ce qui démontre que le niveau de sélection est devenu considérablement plus compétitif. L’un des facteurs les plus déterminants réside dans l’intervalle de 58 jours qui sépare les tirages francophones d’août et d’octobre. Il s’agit du plus long écart entre deux sélections consécutives parmi les huit dernières rondes de cette catégorie.
Des intervalles prolongés permettent à davantage de candidats qualifiés d’intégrer le bassin d’Entrée express, d’améliorer leurs résultats linguistiques, d’acquérir de l’expérience professionnelle ou d’augmenter leur score SCG. À la reprise des invitations, cette accumulation de profils compétitifs peut tirer le seuil de sélection vers le haut.
Si ce tirage se distingue par son seuil SCG élevé, il ne s’agit pas de la plus vaste sélection pour francophones des douze derniers mois. Le tirage du 6 février 2026 avait délivré 8 500 invitations avec un score SCG de 400, confirmant qu’IRCC a déjà mené des rondes d’envergure encore supérieure pour cette catégorie. Le résultat d’octobre traduit ainsi un rebond du seuil SCG plutôt qu’une réduction du nombre d’invitations.
La règle de départage de 10 jours : ce qu’elle révèle sur le bassin d’Entrée express
Un détail essentiel du tirage du 16 octobre réside dans l’horodatage de départage fixé au 6 octobre 2026 à 21:31:22 UTC, soit à peine 10 jours civils avant le tirage.
Selon la règle de départage d’Entrée express, les candidats admissibles affichant exactement 435 points SCG ont été départagés selon la date et l’heure de soumission de leur profil. Les candidats ayant ce même score mais dont le profil a été soumis après cet horodatage n’ont pas reçu d’invitation au cours de cette ronde.
Cela contraste nettement avec le tirage du 19 août, qui appliquait une date de départage au 1er mars 2026, soit environ 171 jours plus tôt. Cet horodatage de départage relativement récent en octobre indique que les invitations ont atteint des profils soumis très récemment au seuil des 435 points. Cela suggère également qu’IRCC a d’abord épuisé les profils admissibles plus anciens présentant ce score exact avant d’atteindre le dernier candidat invité.
Toutefois, un départage de 10 jours ne signifie pas que l’ensemble des candidats ayant 435 points a été invité. Les profils admissibles soumis après l’horodatage limite demeurent dans le bassin, aux côtés des candidats dont les scores sont inférieurs.
Les données historiques indiquent par ailleurs un âge moyen de profil d’environ 10 mois pour les sélections francophones, comparativement à 11 mois pour l’ensemble des volets d’Entrée express. Ces moyennes apportent un contexte utile sans pour autant déterminer le nombre exact de candidats actifs à un score SCG précis.
Sous l’angle des sélections futures, cette date de départage récente constitue un indicateur potentiellement encourageant. Si d’importants volumes d’invitations se maintiennent à des intervalles plus courts, IRCC pourrait avoir une plus grande marge de manœuvre pour atteindre des candidats ayant des scores moins élevés. L’évolution future des seuils SCG dépendra toutefois de la composition globale du bassin de candidats admissibles.
Les candidats francophones représentent désormais près de 39 % des invitations Entrée express en 2026
L’immigration francophone s’est imposée comme l’une des composantes dominantes du système de sélection d’Entrée express au Canada en 2026. Au 16 octobre, IRCC a délivré 143 467 invitations à travers 62 tirages Entrée express, dont 55 500 invitations par l’intermédiaire de 11 tirages axés sur la maîtrise du français.
Cela signifie que les sélections francophones représentent 38,68 % de la totalité des invitations, bien qu’elles ne constituent que 17,74 % des tirages menés cette année. La Catégorie de l’expérience canadienne (CEC) conserve une légère avance avec 57 750 invitations, soit 40,25 % du total annuel, réparties sur 18 tirages.
L’écart entre ces deux catégories n’est plus que de 2 250 invitations. Ensemble, les sélections francophones et celles de la CEC représentent environ 78,93 % de toutes les invitations Entrée express délivrées en 2026. Cela illustre à quel point la sélection fédérale s’est concentrée sur les candidats possédant une expérience de travail canadienne et de solides compétences en langue française.
Une distinction importante concerne le volume moyen d’invitations. Les tirages francophones ont attribué en moyenne environ 5 045 invitations par ronde, contre environ 3 208 par tirage de la CEC.
Les autres catégories ont généré des volumes d’invitations nettement plus modestes. Le secteur de la santé et des services sociaux totalise 11 500 IPD, tandis que les tirages du Programme des candidats des provinces (PNP) atteignent 10 022 IPD.
Ces écarts soulignent le recours stratégique d’IRCC aux sélections ciblées par catégories pour atteindre des objectifs d’immigration précis, plutôt que de se fier uniquement à des tirages généraux fondés sur le classement global.
Pour les professionnels d’expression française, la portée est considérable : la maîtrise du français peut offrir l’accès à une voie de sélection par catégorie majeure, sans exiger une désignation professionnelle spécifique au sein de cette catégorie. Les candidats doivent néanmoins continuer de satisfaire aux critères d’admissibilité d’un programme d’immigration géré par Entrée express.
Comment obtenir un score SCG de 435 lors d’un tirage Entrée express pour francophones : 3 exemples de profils au Canada, à l’étranger et avec conjoint
Comment atteindre un score SCG de 435 lors d’un tirage Entrée express pour francophones ? Ces trois profils hypothétiques réalistes illustrent la façon dont les candidats peuvent atteindre exactement 435 points SCG grâce à la maîtrise du français, aux études au Canada, à l’expérience de travail canadienne et étrangère, ainsi qu’à des facteurs d’admissibilité additionnels. Les candidats doivent également être admissibles à un programme d’Entrée express et satisfaire aux exigences de la catégorie linguistique française, sachant que les candidats à égalité au score seuil sont départagés selon la règle d’horodatage de soumission du profil publiée.
Profil 1 : Salma du Maroc, infirmière auxiliaire autorisée de 39 ans avec un diplôme collégial canadien et 3 ans d’expérience professionnelle au Canada, SCG 435
Salma Benali, une infirmière auxiliaire autorisée de 39 ans originaire de Casablanca, au Maroc, s’est installée à Toronto pour réorienter sa carrière dans le secteur de la santé au Canada. Après avoir exercé au Maroc pendant plusieurs années, elle s’est inscrite au programme de diplôme de soins infirmiers auxiliaires de deux ans au George Brown College à Toronto, achevant ses études en 2023. Son diplôme canadien lui rapporte 98 points SCG pour le niveau de scolarité, tandis que son âge lui accorde 55 points. Après l’obtention de son diplôme, Salma a obtenu un permis de travail postdiplôme (PTPD / PGWP) de trois ans et a commencé à travailler comme infirmière auxiliaire autorisée au sein d’un établissement de soins de longue durée à Toronto. Elle totalise désormais trois années d’expérience de travail qualifiée au Canada, ce qui lui confère 64 points SCG, et poursuit ses démarches de résidence permanente sous le statut de son PGWP.
De langue maternelle arabe et maîtrisant parfaitement le français, Salma a passé l’examen du TEF Canada pour faire évaluer ses compétences en français. Elle a obtenu 568 en expression orale (34 points), 558 en compréhension de l’oral (34 points), 566 en compréhension de l’écrit (34 points) et 486 en expression écrite (23 points), récoltant 125 points SCG au titre de sa première langue officielle. Son diplôme combiné à ses compétences en français génère 13 points de transférabilité des compétences, tandis que son expérience professionnelle canadienne combinée à ses études lui octroie 25 points supplémentaires. De plus, Salma obtient 15 points pour l’obtention d’un diplôme d’études canadien de deux ans, 25 points pour de solides compétences en français sans résultats d’anglais admissibles, et 15 points car sa sœur aînée est résidente permanente au Canada et vit à Toronto. Ces facteurs additionnels représentent 55 points, portant le total de Salma à exactement 435 points SCG.
Profil 2 : Nadia de Tunisie, coordonnatrice logistique de 39 ans avec 3 ans d’expérience à l’étranger et un emploi antérieur au Canada sous PGWP, SCG 435
Nadia Trabelsi, coordonnatrice en logistique de 39 ans originaire de Tunis, en Tunisie, a vécu au Canada en tant qu’étudiante internationale avant de retourner dans son pays d’origine. Au début de la trentaine, elle s’est inscrite à un programme de diplôme de deux ans en commerce, chaîne d’approvisionnement et opérations à Humber Polytechnic à Toronto. Diplômée, Nadia a obtenu un permis de travail postdiplôme et a travaillé pendant une année complète à titre de coordonnatrice de la logistique pour une entreprise de distribution en Ontario, obtenant 40 points SCG pour son expérience canadienne. Elle est ensuite retournée en Tunisie pour soutenir sa famille et a accepté un poste de gestion des calendriers de transport, des documents d’expédition et de coordination des stocks au sein d’une société de logistique internationale. Au cours des trois années suivantes, Nadia a acquis une solide expérience professionnelle qualifiée à l’étranger. À 39 ans, elle cumule 55 points pour l’âge et 98 points pour son diplôme canadien.
Bien que Nadia réside actuellement hors du Canada, sa formation et son emploi antérieurs au Canada demeurent hautement valorisés dans Entrée express. Elle a présenté le test de français TCF Canada, obtenant 12 en expression orale (23 points), 536 en compréhension de l’oral (31 points), 565 en compréhension de l’écrit (34 points) et 13 en expression écrite (23 points), ce qui lui confère 111 points SCG pour ses compétences linguistiques en français. Ses résultats d’études et de compétences linguistiques lui rapportent 13 points de transférabilité des compétences, tandis que ses études combinées à son expérience de travail canadienne ajoutent 13 points. Ses trois années d’expérience professionnelle à l’étranger lui rapportent 25 points lorsqu’elles sont combinées à la maîtrise du français et 25 points lorsqu’elles sont combinées à l’expérience de travail canadienne, portant son total au titre de la transférabilité à 76 points. Nadia obtient également 15 points pour ses études au Canada, 25 points pour ses compétences en français sans résultats d’anglais admissibles, et 15 points parce que sa sœur aînée réside à Montréal en tant que résidente permanente canadienne. Bien qu’elle vive à l’étranger, Nadia atteint exactement 435 points SCG.
Profil 3 : Armand et Lila de France, développeur de logiciels de 31 ans avec 4 ans d’expérience professionnelle au Canada sous permis EIC et permis appuyés par une EIMT, SCG 435
Armand Laurent, un développeur de logiciels de 31 ans originaire de Lyon, en France, s’est installé à Vancouver à l’âge de 27 ans dans le cadre d’Expérience internationale Canada (EIC / IEC) avec un permis de travail Vacances-Travail. Avant son arrivée, il avait obtenu un diplôme postsecondaire d’un an en développement de logiciels en France, évalué comme équivalent à un diplôme d’un an au Canada, lui accordant 84 points SCG pour les études. Armand a d’abord travaillé en tant que développeur de logiciels pour une entreprise de technologie à Vancouver pendant la validité de deux ans de son autorisation EIC. Son employeur a ensuite obtenu une Étude d’impact sur le marché du travail (EIMT / LMIA) favorable, lui permettant de poursuivre ses activités avec un permis de travail lié à un employeur donné pendant deux années supplémentaires. Il cumule désormais quatre années d’expérience de travail qualifiée au Canada, lui rapportant 63 points SCG, tandis que son âge lui accorde 90 points. Son épouse, Lila, l’a rejoint au Canada et a obtenu un permis de travail ouvert pour conjoint en 2024, conformément aux règles alors applicables aux conjoints de travailleurs hautement qualifiés. La profession de développeur de logiciels d’Armand ouvrait droit à ce permis pour conjoint selon ces règles antérieures.
En tant que demandeur principal, Armand a passé le TEF Canada, obtenant 562 en expression orale (32 points), 551 en compréhension de l’oral (32 points), 561 en compréhension de l’écrit (32 points) et 487 en expression écrite (22 points), soit 118 points SCG pour la maîtrise du français. Ses études combinées à sa maîtrise du français lui attribuent 13 points de transférabilité des compétences, et ses études combinées à son expérience de travail canadienne ajoutent 25 points, pour un total de 38 points de transférabilité. Puisqu’Armand satisfait aux exigences linguistiques en français sans avoir soumis de résultats admissibles en anglais, il reçoit 25 points SCG supplémentaires. Lila a complété ses études secondaires en France, son titre ayant été évalué comme équivalent à un diplôme d’études secondaires canadien, ce qui confère à Armand 2 points pour le niveau d’études du conjoint. Elle a également accompli une année de travail admissible au Canada, ajoutant 5 points. Lors de son test TEF Canada, Lila a obtenu 450 en expression orale (1 point), 480 en compréhension de l’oral (3 points), 482 en compréhension de l’écrit (3 points) et 465 en expression écrite (3 points), apportant 10 points pour les compétences linguistiques du conjoint. Au total, la scolarité, l’expérience de travail et les compétences linguistiques de sa conjointe ajoutent 17 points, portant le score combiné du couple dans Entrée express à exactement 435 points SCG.
Comment améliorer un score SCG de 435 pour les candidats francophones d’Entrée express
1. Améliorer son niveau de scolarité : gagner jusqu’à 52 ou 56 points SCG de base supplémentaires
La formation académique constitue l’un des moyens les plus durables pour améliorer son score SCG. Salma et Nadia obtiennent actuellement chacune 98 points pour les études, alors que le maximum pour un candidat sans époux ni conjoint de fait accompagnateur s’élève à 150 points. En obtenant un niveau de scolarité reconnu supérieur, pouvant aller jusqu’au doctorat, chacune pourrait augmenter son score d’études de base de 52 points. Poursuivre des études supplémentaires au Canada pourrait également donner droit à des points bonis supplémentaires pour études au Canada, selon la durée et l’admissibilité du programme suivi.
Pour Armand, qui présente sa demande avec un conjoint qui l’accompagne, son diplôme postsecondaire d’un an lui accorde 84 points pour les études, comparativement au plafond de 140 points. Cela représente une marge de progression de 56 points SCG de base grâce à un diplôme supérieur. Dans les trois cas, des titres scolaires plus élevés peuvent également bonifier la transférabilité des compétences, ce qui signifie que l’avantage total peut dépasser le simple gain de points de base liés aux études. Les diplômes obtenus à l’étranger doivent être validés par une Évaluation des diplômes d’études (EDE) lorsque requis.
2. Renforcer ses résultats en français et ajouter des compétences en anglais : gagner jusqu’à 10, 11 ou 25 points linguistiques de base
La maîtrise de la langue française joue un rôle déterminant dans ces trois profils, car chaque demandeur principal se qualifie pour la catégorie de langue française et reçoit déjà 25 points supplémentaires pour le français.
Salma cumule actuellement 125 points au titre de la première langue officielle, son épreuve d’expression écrite ne lui accordant que 23 points sur un maximum de 34. En augmentant son résultat d’expression écrite au TEF Canada au niveau d’évaluation le plus élevé, elle pourrait remporter 11 points SCG de base supplémentaires, portant son total pour la première langue à 136 points.
Nadia obtient actuellement 111 points au titre de la première langue. Son expression orale lui rapporte 23 points sur 34, sa compréhension de l’oral 31 sur 34 et son expression écrite 23 sur 34. Des progrès sur ces trois compétences pourraient générer 25 points de langue de base supplémentaires, augmentant son score de français à 136.
Pour Armand, son total actuel pour la première langue est de 118 points, l’expression écrite lui valant 22 points sur un maximum de 32. L’amélioration de cette épreuve pourrait lui rapporter 10 points SCG de base additionnels, portant son score de première langue à 128.
Chacun de ces trois demandeurs principaux aurait également avantage à se présenter à un examen d’anglais désigné. S’ils obtiennent le niveau de compétence requis dans les quatre compétences linguistiques en anglais tout en maintenant leurs résultats en français, leurs points supplémentaires pour le français pourraient passer de 25 à 50, soit un gain de 25 points SCG additionnels. Des compétences linguistiques admissibles en anglais peuvent également générer des points pour la seconde langue officielle, dans la limite des plafonds applicables du SCG.
3. Augmenter l’expérience professionnelle canadienne et maximiser la transférabilité des compétences : jusqu’à 100 points de transférabilité
L’expérience de travail qualifiée acquise au Canada confère des points SCG directs et optimise les combinaisons impliquant les études et l’expérience de travail à l’étranger.
Salma reçoit actuellement 64 points pour trois années d’expérience canadienne, sur un maximum de 80 points, ce qui lui laisse une marge de progression de 16 points de base si elle complète cinq années admissibles. Son score de transférabilité des compétences est actuellement de 38 sur 100, composé de 13 points pour la scolarité combinée aux compétences linguistiques et de 25 points pour la scolarité combinée à l’expérience canadienne. De meilleurs résultats linguistiques pourraient faire passer la première combinaison à 25 points, tandis qu’une expérience qualifiée admissible à l’étranger pourrait débloquer d’autres combinaisons, créant un potentiel théorique d’amélioration de 62 points de transférabilité.
Nadia obtient 40 points pour une année de travail au Canada, sur un maximum de 80, ce qui représente 40 points de base potentiels supplémentaires si elle venait à compléter cinq années admissibles. Son score de transférabilité des compétences atteint déjà 76 sur 100, laissant 24 points accessibles. Améliorer ses résultats en français permettrait de faire passer la combinaison scolarité-langue de 13 à 25 points, tandis qu’une deuxième année d’expérience qualifiée au Canada porterait sa combinaison scolarité-expérience canadienne de 13 à 25. Ensemble, ces progrès lui permettraient d’atteindre le maximum de 100 points pour la transférabilité, sous réserve que les autres critères demeurent inchangés.
Armand reçoit actuellement 63 points pour quatre années d’expérience au Canada, alors que le plafond pour un candidat avec conjoint s’élève à 70 points. Une année admissible de plus pourrait lui apporter 7 points de base. Son score de transférabilité actuel est de 38 sur 100. Une amélioration de ses résultats d’expression écrite en français pourrait bonifier la combinaison de sa scolarité et de ses compétences linguistiques, tandis qu’une expérience professionnelle qualifiée à l’étranger pourrait lui ouvrir des points de transférabilité supplémentaires. Sa marge de progression théorique restante est de 62 points de transférabilité.
Il importe de noter que les facteurs combinant études et langues, études et expérience canadienne, expérience étrangère et compétences linguistiques, ainsi qu’expérience étrangère et expérience canadienne sont calculés selon des barèmes précis. Le score global de transférabilité des compétences ne peut en aucun cas excéder 100 points, même lorsque la somme des combinaisons admissibles dépasserait ce seuil.
4. Décrocher une désignation provinciale et maximiser les points SCG additionnels : jusqu’à 600 points grâce à une désignation
Une désignation obtenue par l’intermédiaire d’un Programme des candidats des provinces (PCP / PNP) aligné sur Entrée express constitue l’un des leviers les plus puissants pour rehausser le score d’un candidat admissible. Salma, Nadia et Armand ne comptent actuellement aucune désignation provinciale dans leur calcul SCG. Si l’un d’entre eux recevait et acceptait une désignation provinciale admissible, il obtiendrait 600 points SCG supplémentaires.
Pour chacun de ces candidats hypothétiques, une telle désignation ferait passer leur score de 435 à 1 035 points SCG, à condition que tous les autres facteurs de notation demeurent constants. L’admissibilité à une désignation provinciale dépend du programme concerné, des critères de la province, des exigences liées à la profession et de la situation personnelle du candidat.
Les points additionnels liés à la famille et aux études jouent également un rôle notable. Salma et Nadia bénéficient déjà de 15 points pour leurs études canadiennes et de 15 points pour un frère ou une sœur admissible au Canada, en plus de leurs 25 points bonis pour le français. Elles pourraient porter leur bonification pour études au Canada de 15 à 30 points si elles répondaient ultérieurement aux exigences d’un diplôme canadien admissible d’une durée minimale de trois ans. Toutefois, un nouveau diplôme ne garantit pas automatiquement une bonification supérieure et chaque titre d’études doit respecter l’ensemble des critères exigés.
Pour Armand, l’opportunité la plus accessible à court terme réside dans le renforcement de ses compétences en anglais afin de faire passer sa bonification pour le français de 25 à 50 points. Une désignation provinciale admissible demeurerait toutefois une progression bien plus marquante, dans la mesure où il répondrait aux exigences du programme provincial visé.
Citation
"Tirage Entrée express pour les candidats francophones : 5 000 invitations émises avec un score SCG de 435 le 16 octobre 2026." RED Immigration Consulting. Published octobre 16, 2026. https://redim.ca/fr/tirage-entree-express-pour-les-candidats-francophones-5000-invitations-emises-avec-un-score-scg-de-435-le-16-octobre-2026/
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