Le Canada a émis 2 500 invitations à présenter une demande (IPD) pour la résidence permanente par l’intermédiaire de la Catégorie de l’expérience canadienne (CEC) lors du tirage Entrée express #449, tenu le jeudi 15 octobre 2026. Le seuil du Système de classement global (SCG) a atteint 519 points, soit une augmentation d’un point par rapport au tirage CEC précédent.
Cette dernière ronde représente une augmentation de 25 % des invitations par rapport au 29 septembre, date à laquelle 2 000 candidats avaient reçu des invitations avec un SCG de 518. Il s’agit également du plus grand tirage CEC depuis le 5 août 2026, où 3 000 invitations avaient été émises.
L’horodatage du départage était le 21 septembre 2026 à 19:00:47 UTC, soit seulement 24 jours avant le tirage. Cette date limite relativement récente offre une indication importante de la portée de la sélection parmi les candidats ayant obtenu exactement 519 points, bien qu’elle ne garantisse pas que chaque candidat ayant ce score ait été invité.
Les résultats d’octobre renforcent une tendance qui se dessine : les sélections de la Catégorie de l’expérience canadienne demeurent fréquentes, les volumes d’invitations se rétablissent modérément, mais la concurrence continue de maintenir les seuils du SCG près de 519.
Analyse du tirage CEC : Plus d’invitations, mais le SCG demeure concurrentiel
Le 15 octobre marque le plus important tirage CEC en plus de deux mois
Cette dernière ronde de la CEC a mis fin à une séquence de trois tirages consécutifs émettant exactement 2 000 invitations les 1er septembre, 15 septembre et 29 septembre. Avec 2 500 invitations, la sélection du 15 octobre signale une expansion modeste de la taille des tirages. Cependant, la hausse concomitante du SCG de 518 à 519 démontre que l’émission d’un plus grand nombre d’invitations n’entraîne pas automatiquement une baisse du seuil.
Au cours des huit tirages CEC les plus récents, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a émis 16 500 invitations, soit une moyenne d’environ 2 063 invitations par tirage. Le seuil moyen du SCG s’est établi à 519, fluctuant dans une fourchette étroite de 516 à 523. Le SCG le plus élevé durant cette période de huit tirages a été de 523 le 18 août, lorsque seulement 1 000 invitations avaient été émises. Inversement, la ronde du 5 août a invité 3 000 candidats avec un SCG de 516.
Ce contraste suggère que le volume d’invitations demeure une influence importante sur les seuils de sélection, parallèlement au nombre et au classement des candidats qui intègrent ou demeurent dans le bassin d’Entrée express. La comparaison plus large sur 12 mois est particulièrement révélatrice. Le 7 janvier 2026, IRCC a émis 8 000 invitations CEC avec un SCG de 511, tandis que le 17 février a enregistré 6 000 autres invitations avec un SCG de 508. Ces rondes nettement plus volumineuses démontrent que des seuils plus bas peuvent accompagner une sélection plus étendue, bien que la relation ne soit pas garantie.
Le récent SCG de 519 se compare également favorablement à la fin de l’année 2025. Les tirages CEC du 28 octobre et du 12 novembre ont chacun invité 1 000 candidats avec un SCG de 533, suivis d’une autre vague de 1 000 invitations avec un SCG de 531 le 26 novembre.
Pour les candidats possédant une expérience de travail canadienne, la comparaison à plus long terme indique une amélioration des occasions de sélection par rapport à ces rondes plus réduites et aux scores plus élevés de la fin 2025, même si le seuil actuel reste exigeant.
Le départage de 24 jours : Ce qu’il révèle sur les candidats à 519 points de SCG
L’un des détails les plus significatifs du tirage du 15 octobre est son intervalle de départage de 24 jours, mesuré à partir du 21 septembre 2026. Selon les règles de départage d’Entrée express, lorsque plusieurs candidats admissibles partagent la note SCG la plus basse sélectionnée, l’horodatage de soumission du profil détermine quels candidats reçoivent une invitation.
À un SCG de 519, les profils soumis avant l’horodatage limite du 21 septembre se situaient dans la plage sélectionnée. Les candidats affichant le même score SCG mais avec un horodatage de soumission ultérieur peuvent donc ne pas avoir été invités. Cette distinction est importante car le départage récent ne signifie pas que tous les candidats ayant obtenu 519 points ont été évacués du bassin.
La comparaison avec le 15 septembre est particulièrement instructive. Ce tirage CEC antérieur affichait également une note minimale de SCG de 519, mais son horodatage de départage était le 26 mars 2026, soit environ 173 jours avant le tirage. L’horodatage du 15 octobre est postérieur de près de 179 jours à celui du tirage du 15 septembre, bien que les deux tirages partagent le même SCG minimal.
Cette avancée substantielle indique que la sélection a atteint des profils soumis plus récemment au seuil de 519 points, ce qui concorde avec le fait que des profils plus anciens à ce niveau de score ont été traités.
Le tirage du 29 septembre a quant à lui enregistré un horodatage de départage beaucoup plus ancien, 228 jours avant la sélection, mais avec un seuil de SCG inférieur de 518. Comme les seuils diffèrent, l’ancienneté du départage ne peut être directement interprétée comme une preuve équivalente du nombre de candidats restants.
Les estimations plus générales du bassin établissent l’âge moyen du profil d’un candidat à environ 10,7 mois pour la Catégorie de l’expérience canadienne et à 11 mois pour l’ensemble des volets d’Entrée express. Ces moyennes décrivent une mesure différente de l’horodatage marginal utilisé pour départager les égalités au SCG. Du point de vue de la planification de l’immigration, un départage relativement récent est encourageant, mais il ne constitue pas une preuve suffisante pour conclure que le prochain seuil de la CEC diminuera nécessairement sous la barre des 519 points.
L’Expérience canadienne représente 41,71 % de toutes les invitations Entrée express en 2026
La Catégorie de l’expérience canadienne continue d’occuper la part la plus importante des invitations émises dans le cadre d’Entrée express en 2026. Au 15 octobre, les sélections de la CEC ont généré 57 750 invitations réparties sur 18 tirages, représentant 41,71 % de l’ensemble des 138 467 invitations Entrée express émises cette année.
Les rondes de la CEC ne représentent que 29,51 % des 61 tirages de l’année, ce qui signifie que le programme a généré une part disproportionnellement élevée d’invitations par rapport à sa fréquence de sélection. Les sélections ciblant la compétence linguistique en français se classent au deuxième rang avec 50 500 invitations sur 10 tirages, représentant 36,47 % des invitations annuelles.
Ensemble, la Catégorie de l’expérience canadienne et les sélections francophones représentent 108 250 invitations, soit environ 78,18 % de toutes les invitations Entrée express en 2026. Les tirages du Programme des candidats des provinces (PCP / PNP) affichent une dynamique opposée. Bien que les candidats du PCP aient été visés par 20 tirages, ce qui représente 32,79 % de l’ensemble des rondes, ces sélections n’ont généré que 10 022 invitations, soit à peine 7,24 % du total.
Cette différence illustre que la seule fréquence des tirages n’est pas une mesure fiable de la contribution d’un programme au volume global des invitations.
Pour les candidats qui travaillent déjà au Canada, la place prépondérante des tirages de la CEC confirme l’importance de l’expérience de travail qualifié au Canada dans le cadre des activités d’Entrée express cette année. Parallèlement, les volumes substantiels d’invitations pour les compétences en langue française démontrent que les filières axées sur la langue demeurent une voie d’accès majeure.
Comment obtenir 519 points de SCG dans un tirage Entrée express de la Catégorie de l’expérience canadienne (CEC) : 3 exemples de profils et façons d’améliorer votre score
Comment parvenir à 519 points de SCG lors d’un tirage Entrée express de la Catégorie de l’expérience canadienne (CEC) ? Ces trois profils types réalistes montrent comment les candidats peuvent atteindre un SCG de 519 grâce à leur expérience de travail au Canada, leurs études internationales, de solides résultats aux tests linguistiques, une expérience de travail qualifié à l’étranger et des points de SCG supplémentaires, tout en répondant à l’exigence de la CEC d’au moins un an d’expérience de travail qualifié admissible au Canada et aux exigences linguistiques de leur profession. Si un tirage Entrée express fixe un seuil de 519 points de SCG, les candidats ayant le même score sont assujettis à la règle de départage d’IRCC, qui accorde la priorité aux profils soumis avant la date et l’heure limites de départage spécifiées.
Profil 1 : Ethan Miller, développeur de logiciels américain avec 3 ans d’expérience au Canada sous PTPD et 3 ans d’expérience aux États-Unis, SCG de 519
Ethan Miller, un citoyen américain de 29 ans, a déménagé au Canada pour poursuivre des études supérieures et faire progresser sa carrière à long terme dans le secteur des technologies. Il a obtenu un baccalauréat en informatique aux États-Unis et a ensuite travaillé pendant trois ans en tant que développeur de logiciels au sein d’une entreprise technologique en Californie. Durant cette période, il a développé une expertise dans l’infonuagique, le développement d’arrière-plan (backend) et les applications logicielles d’entreprise. Ethan s’est ensuite inscrit à des études postsecondaires canadiennes, effectuant une grande partie de ses cours à distance depuis les États-Unis en vertu des dispositions temporaires d’apprentissage à distance en vigueur à l’époque, avant de s’installer au Canada pour la fin de son cursus. Il a par la suite obtenu un Permis de travail postdiplôme (PTPD / PGWP) et a accumulé trois années d’expérience de travail canadienne autorisée et à temps plein en tant que développeur de logiciels à Toronto entre 2023 et 2026.
Pour son profil Entrée express, Ethan obtient 110 points pour l’âge, 120 points pour son baccalauréat et 64 points pour trois années d’expérience professionnelle qualifiée au Canada. Ses résultats à l’examen IELTS General Training sont particulièrement concurrentiels, avec Expression orale 8,0 (34 points), Compréhension de l’oral 8,5 (34 points), Compréhension de l’écrit 8,5 (34 points) et Expression écrite 6,5 (23 points), ce qui lui confère 125 points pour la compétence linguistique en anglais. Sa combinaison de formation et de travail qualifié produit également 13 points pour la scolarité avec compétences linguistiques, 25 points pour la scolarité avec expérience canadienne, 25 points pour l’expérience professionnelle à l’étranger avec compétences linguistiques et 50 points pour l’expérience professionnelle à l’étranger avec expérience canadienne. Bien que la somme de ces combinaisons atteigne 113 points, la catégorie de la transférabilité des compétences est plafonnée à 100 points. Ce scénario utilise l’évaluation de scolarité attribuée de 120 points sans ajouter de prime distincte pour les études canadiennes. Ses dossiers d’études canadiennes devraient être vérifiés pour confirmer que ce traitement est adéquat.
Au total, Ethan atteint un SCG de 519 grâce à son âge relativement jeune, son baccalauréat, d’excellents résultats en anglais, une solide expérience professionnelle au Canada et aux États-Unis, ainsi que le maximum de points pour la transférabilité des compétences. Ses trois années d’emploi qualifié au Canada le placent également largement au-delà de l’exigence minimale d’expérience de travail canadienne requise pour le programme de la CEC.
Profil 2 : Adaeze Okafor, analyste de données nigériane avec 2 ans d’expérience canadienne avec EIMT et 3 ans d’expérience à l’étranger, SCG de 519
Adaeze Okafor, une citoyenne nigériane de 31 ans, est une analyste de données qualifiée résidant actuellement à Lagos après avoir passé deux ans à travailler au Canada. Elle est titulaire d’un baccalauréat en statistique et a amorcé sa carrière professionnelle comme analyste de données auprès d’une entreprise nigériane de technologie financière. Entre 2020 et 2023, elle a cumulé trois années d’expérience professionnelle qualifiée à l’étranger, se spécialisant dans les rapports financiers, l’analyse prédictive et la gestion de bases de données. En 2023, un employeur canadien du secteur technologique l’a recrutée pour un poste d’analyste de données en Ontario et a soutenu sa demande de permis de travail fondé sur une Étude d’impact sur le marché du travail (EIMT / LMIA). Elle a travaillé à temps plein au Canada d’octobre 2023 à septembre 2025, accumulant deux années d’expérience canadienne admissible avant de retourner au Nigéria. Son récent emploi canadien demeure pleinement pertinent pour son admissibilité à la CEC, même si elle postule désormais depuis l’extérieur du Canada.
Adaeze possède une maîtrise de l’anglais exceptionnellement solide, démontrée par ses résultats au PTE Core : Expression orale 89 (34 points), Compréhension de l’oral 90 (34 points), Compréhension de l’écrit 89 (34 points) et Expression écrite 90 (34 points). Ces résultats lui permettent d’obtenir le maximum de 136 points de première langue pour un candidat célibataire. Elle a également développé des compétences en français et a complété le test TEF Canada en tant que seconde langue officielle, obtenant Expression orale 420 (1 point), Compréhension de l’oral 390 (1 point), Compréhension de l’écrit 478 (3 points) et Expression écrite 548 (6 points), ajoutant ainsi 11 points. Son âge lui procure 99 points, son baccalauréat lui accorde 120 points et ses deux années d’expérience au Canada lui rapportent 53 points. Elle se qualifie également pour 25 points pour la scolarité combinée aux compétences linguistiques, 25 points pour la scolarité combinée à l’expérience de travail canadienne, 50 points pour l’expérience à l’étranger combinée aux compétences linguistiques et 50 points pour l’expérience à l’étranger combinée à l’expérience canadienne. Ces combinaisons procurent le maximum de 100 points pour la transférabilité des compétences après application du plafond de la catégorie.
Au total, Adaeze atteint un SCG de 519 bien qu’elle réside à l’extérieur du Canada. Son profil illustre comment d’anciens travailleurs temporaires au Canada peuvent demeurer compétitifs dans le cadre de la Catégorie de l’expérience canadienne lorsque leur emploi canadien qualifié s’inscrit dans la période d’admissibilité requise. Ses atouts majeurs résident dans ses résultats linguistiques quasi parfaits en anglais, ses trois années d’expérience professionnelle à l’étranger et ses deux années d’emploi récent au Canada.
Profil 3 : Mireille Nkam et Oliver Price, couple britannique du secteur des soins infirmiers avec 2 ans d’expérience canadienne sous PTPD, solide maîtrise du français et fratrie au Canada, SCG de 519
Mireille Nkam, une citoyenne britannique de 41 ans d’origine camerounaise, vit à Ottawa avec son époux, Oliver Price. Ayant grandi au sein d’une famille francophone, Mireille a développé de remarquables aptitudes de communication en français, qui se sont avérées précieuses dans l’environnement de santé bilingue du Canada. Avant de s’installer au Canada, elle a travaillé pendant deux ans comme technicienne de laboratoire clinique au Royaume-Uni. À l’âge de 35 ans, elle a décidé d’entreprendre une nouvelle carrière dans le domaine de la santé et s’est inscrite à l’Université d’Ottawa, où elle a complété un baccalauréat en sciences infirmières de quatre ans entre 2020 et 2024. Après l’obtention de son diplôme, elle a obtenu un Permis de travail postdiplôme et a accumulé deux années d’expérience canadienne à temps plein comme infirmière autorisée. Son baccalauréat canadien lui donne 112 points de scolarité de base et 30 points supplémentaires pour l’achèvement d’un programme postsecondaire canadien d’une durée de trois ans ou plus. Son âge contribue 35 points, tandis que son expérience de travail au Canada ajoute 46 points.
Mireille a sélectionné le français comme première langue officielle et a passé le TCF Canada, obtenant Expression orale 18 (32 points), Compréhension de l’oral 572 (32 points), Compréhension de l’écrit 580 (32 points) et Expression écrite 14 (29 points), pour un total de 125 points linguistiques. Sa solide maîtrise du français lui rapporte également 25 points de SCG supplémentaires, puisqu’elle n’a pas soumis de test d’anglais admissible lui permettant d’obtenir la bonification bilingue supérieure. Sa sœur aînée, qui est citoyenne canadienne et réside à Ottawa, lui octroie 15 points pour un membre de la fratrie. Combiné à sa bonification pour études canadiennes, Mireille cumule 70 points supplémentaires. Sa formation, sa compétence linguistique, son expérience à l’étranger et son expérience professionnelle au Canada génèrent chacune de précieuses combinaisons de transférabilité : 25 points pour la scolarité avec compétences linguistiques, 25 points pour la scolarité avec expérience canadienne, 25 points pour l’expérience à l’étranger avec compétences linguistiques et 25 points pour l’expérience à l’étranger avec expérience canadienne, lui conférant le maximum de 100 points de transférabilité.
Son époux, Oliver, renforce davantage leur demande en tant qu’époux accompagnateur. Il détient un baccalauréat en génie informatique ainsi qu’un certificat d’études supérieures en sécurité de l’information, ce qui donne à Mireille 9 points pour la scolarité de l’époux. Il a accumulé cinq années d’expérience de travail qualifié au Canada en gestion des infrastructures informatiques, offrant 10 points pour l’expérience de l’époux. Ses résultats à l’IELTS General Training sont Expression orale 6,0 (3 points), Compréhension de l’oral 7,0 (3 points), Compréhension de l’écrit 6,0 (3 points) et Expression écrite 6,5 (3 points), ajoutant 12 points linguistiques au titre de l’époux. Au total, Oliver contribue à hauteur de 31 points de SCG. Le profil combiné de Mireille atteint un SCG de 519, démontrant comment un candidat plus âgé peut compenser des points d’âge inférieurs grâce à une solide maîtrise du français, des études canadiennes, une expérience de travail qualifié, des liens familiaux et les compétences d’un époux accompagnateur.
Comment améliorer votre score de SCG pour les futurs tirages Entrée express de la CEC
1. Améliorer le niveau de scolarité : Jusqu’à 30 points de SCG supplémentaires
La scolarité représente un moyen important d’améliorer son score au SCG, en particulier pour les candidats dont le diplôme actuel le plus élevé est un baccalauréat. Ethan et Adaeze reçoivent actuellement 120 points d’études, alors qu’un maximum de 150 points est accessible aux candidats célibataires titulaires d’un diplôme de niveau doctoral. Cela représente une amélioration potentielle de 30 points de SCG chacun. L’obtention d’une maîtrise reconnue peut également offrir un gain intermédiaire, tandis qu’un doctorat octroie le score maximal au titre de la scolarité de base.
Pour Mireille, dont la demande inclut un époux accompagnateur, son score de scolarité actuel est de 112 points, comparativement à un maximum de 140 points. Elle pourrait donc obtenir jusqu’à 28 points de base supplémentaires en accédant au niveau d’études reconnu le plus élevé. Étant donné que les trois profils bénéficient déjà du maximum de points de transférabilité des compétences, l’amélioration des études ne générerait pas de points de transférabilité additionnels au-delà du plafond établi. Les candidats doivent également tenir compte des coûts, de la durée et des répercussions sur l’immigration qu’implique la poursuite d’études supérieures, particulièrement lorsque des années d’études supplémentaires pourraient réduire leurs points de SCG liés à l’âge.
2. Améliorer les résultats aux tests de langue : Jusqu’à 11 points supplémentaires pour la première langue et d’autres opportunités pour le bilinguisme
L’amélioration d’une compétence linguistique plus faible peut apporter des points de SCG supplémentaires sans nécessiter un nouveau diplôme universitaire ni des années d’expérience professionnelle. Ethan obtient actuellement 23 points pour un score de 6,5 en expression écrite à l’IELTS, comparativement à un maximum de 34 points. Porter son résultat d’expression écrite à 7,5 augmenterait son score de première langue de 11 points, ce qui pourrait faire passer son SCG de 519 à 530, en supposant que tous les autres facteurs demeurent inchangés. Ses résultats en expression orale, compréhension de l’oral et compréhension de l’écrit atteignent déjà le pointage maximum.
Mireille reçoit 29 points pour un score de 14 en expression écrite au TCF Canada, contre un maximum de 32 points disponible pour cette compétence avec un époux accompagnateur. Faire passer son résultat d’expression écrite à 16 lui accorderait 3 points de SCG supplémentaires. Elle dispose également d’une occasion particulièrement avantageuse grâce à la compétence en anglais. Comme sa prime actuelle pour le français est de 25 points, la soumission de résultats admissibles en anglais pourrait faire passer sa bonification pour le français à 50 points, produisant ainsi 25 points de prime additionnels, en plus des points obtenus pour la deuxième langue officielle.
Adaeze obtient déjà le maximum de 136 points pour sa première langue officielle, de sorte que l’amélioration de ses résultats au PTE Core n’augmenterait pas cette composante. Ses résultats de français langue seconde rapportent toutefois actuellement 11 points, par rapport à un maximum possible de 24 points pour un candidat célibataire. Cela offre jusqu’à 13 points de deuxième langue additionnels. Plus important encore, améliorer l’expression orale et la compréhension de l’oral en français de façon suffisante pour atteindre le seuil requis dans les quatre compétences pourrait la rendre admissible à 50 points de bonus supplémentaires pour le français, compte tenu de ses excellents résultats en anglais.
3. Augmenter l’expérience de travail canadienne et maximiser la transférabilité des compétences : Jusqu’à 27 points d’expérience de base supplémentaires
L’expérience professionnelle qualifiée au Canada demeure l’un des facteurs les plus précieux pour les candidats qui visent les tirages de la CEC. Ethan reçoit 64 points pour trois années d’expérience canadienne, comparativement au maximum de 80 points pour un candidat célibataire. Porter son expérience admissible au Canada à au moins cinq ans pourrait lui apporter 16 points de base supplémentaires au SCG.
Adaeze obtient actuellement 53 points pour deux années d’expérience de travail au Canada, ce qui laisse une marge d’amélioration de 27 points si elle atteint éventuellement cinq années. Puisqu’elle réside présentement à l’extérieur du Canada, elle devrait obtenir les autorisations appropriées et reprendre un emploi admissible au Canada pour cumuler cette expérience supplémentaire. Mireille obtient 46 points pour deux ans d’expérience canadienne, par rapport à un maximum de 70 points pour une candidate accompagnée de son époux. L’atteinte de cinq années pourrait augmenter ses points d’expérience canadienne de base de 24.
Cependant, les trois candidats ont déjà atteint le plafond maximal de 100 points pour la transférabilité des compétences. Ces points proviennent des combinaisons entre la scolarité et les compétences linguistiques, la scolarité et l’expérience canadienne, l’expérience à l’étranger et les compétences linguistiques, ainsi que l’expérience à l’étranger et l’expérience canadienne. Les combinaisons d’Ethan totalisent 113 points avant l’application du plafond, celles d’Adaeze 150 points, et celles de Mireille exactement 100 points. Par conséquent, améliorer davantage ces combinaisons ne produirait pas de points de transférabilité additionnels, à moins que la situation du candidat ou que les règles de calcul ne changent. L’expérience de travail supplémentaire au Canada peut néanmoins accroître leurs points d’expérience de base, même si les diminutions futures liées à l’âge doivent également être prises en compte lors de l’estimation des gains de SCG.
4. Obtenir une désignation provinciale : 600 points de SCG supplémentaires
Une désignation du Programme des candidats des provinces (PCP / PNP) acceptée dans le cadre d’Entrée express constitue l’un des moyens les plus décisifs d’augmenter son score de SCG. Ethan, Adaeze et Mireille détiennent actuellement 519 points de SCG sans désignation provinciale. Si l’un d’eux recevait une désignation provinciale améliorée admissible et l’acceptait dans son profil Entrée express, il pourrait obtenir 600 points de SCG supplémentaires, ce qui porterait son total modélisé à 1 119 points de SCG, en supposant que ses autres critères de notation restent constants.
Pour Ethan, une désignation pourrait offrir une opportunité auprès d’une province à la recherche de professionnels expérimentés en technologie. Adaeze pourrait explorer les possibilités de désignation liées à ses antécédents professionnels au Canada et à son expertise en analyse de données, bien que sa résidence à l’étranger et les critères spécifiques du volet provincial nécessitent un examen attentif. Mireille pourrait examiner les options de désignation provinciale pour les professionnels de la santé qualifiés, notamment en raison de ses études canadiennes en soins infirmiers, de son expérience comme infirmière autorisée et de sa maîtrise du français. Les volets provinciaux imposent des conditions d’admissibilité distinctes, et une désignation n’est jamais automatique du simple fait qu’un candidat détient une expérience de travail au Canada.
Les candidats devraient également examiner les options d’obtention de points supplémentaires au-delà d’une désignation. Mireille bénéficie déjà de 30 points pour études canadiennes, de 25 points pour la langue française et de 15 points pour un membre de la fratrie, tandis qu’Adaeze pourrait potentiellement débloquer un important bonus pour le français grâce à de meilleurs résultats pour sa langue seconde. La stratégie d’amélioration du SCG la plus efficace dépend des composantes du profil qui présentent encore une marge de progression et des modifications qui peuvent être concrètement réalisées avant les prochains tirages d’Entrée express.
Pour les candidats qui visent un SCG de 519 dans un tirage de la Catégorie de l’expérience canadienne, le constat principal est qu’aucun parcours d’immigration unique ne détermine à lui seul la compétitivité. Un travailleur détenant un PTPD au Canada, une candidate à l’étranger ayant une expérience canadienne récente et une professionnelle mariée francophone peuvent tous parvenir au même score de SCG grâce à des combinaisons de qualifications très distinctes. Nous recommandons d’examiner les résultats officiels aux tests linguistiques, les évaluations des diplômes d’études, l’historique d’emploi qualifié au Canada, l’admissibilité aux points supplémentaires ainsi que les critères en vigueur d’Entrée express avant de se fier à une projection de SCG ou de soumettre une demande.
Citation
"Tirage Entrée express CEC du 15 octobre 2026 : Le Canada invite 2 500 candidats alors que le SCG atteint 519." RED Immigration Consulting. Published octobre 15, 2026. https://redim.ca/fr/tirage-entree-express-cec-du-15-octobre-2026-le-canada-invite-2-500-candidats-alors-que-le-scg-atteint-519/
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