Les communautés francophones et acadiennes en situation minoritaire hors Québec jouent un rôle concret dans la croissance de la main-d’œuvre, la continuité des entreprises locales et la vitalité quotidienne de la vie en français. Une mise à jour fédérale publiée le 19 janvier 2026 à Moncton, au Nouveau-Brunswick, confirme que l’immigration francophone est traitée comme une stratégie de main-d’œuvre essentielle, et non seulement comme un objectif culturel, avec des cibles mesurables sur lesquelles les provinces, les territoires et les partenaires communautaires peuvent s’appuyer.
Résultats de 2025 et montée en puissance jusqu’en 2029
Le ministère fédéral de l’Immigration a confirmé qu’il avait dépassé sa cible d’immigration francophone pour la quatrième année consécutive. Pour 2025, la cible d’admissions de résidents permanents d’expression française hors Québec était de 8,5 %. Les données préliminaires de fin d’année indiquent que plus de 29 500 résidents permanents francophones ont été admis, ce qui représente environ 8,9 % de toutes les admissions de résidents permanents hors Québec.
Cela est important car le gouvernement a également fixé un objectif à plus long terme : atteindre 12 % de résidents permanents d’expression française hors Québec d’ici 2029. Le résultat de 2025 est présenté comme une étape vers cet objectif, soutenu par plusieurs mesures existantes :
- Catégorie de sélection fondée sur les compétences linguistiques en français d’Entrée express. Ce système gère les demandes de résidence permanente pour les travailleurs qualifiés. La catégorie axée sur le français cible les candidats ayant une forte maîtrise de la langue, peu importe leur domaine d’emploi, afin de renforcer le tissu social francophone.
- Volet de permis de travail Mobilité francophone (pour soutenir les employeurs et la mobilité hors Québec). Ce programme permet aux employeurs canadiens de recruter des travailleurs étrangers francophones qualifiés sans avoir à obtenir une Étude d’impact sur le marché du travail (EIMT). Il s’adresse aux travailleurs ayant une offre d’emploi à l’extérieur du Québec pour faciliter leur intégration rapide.
- Initiative des communautés francophones accueillantes (capacité d’établissement et participation élargie).
Le ministère a également souligné l’élan de 2024, année où les admissions francophones hors Québec ont atteint 7,2 %. Du côté communautaire, l’initiative des communautés francophones accueillantes est passée de 14 à 24 communautés, parallèlement à des événements promotionnels et des projets financés par le Programme d’appui à l’immigration francophone. Globalement, ces détails signalent une approche qui combine des outils de sélection, l’accès des employeurs et la préparation à l’établissement, plutôt que de s’appuyer sur un seul programme.
5 000 nouvelles places de sélection fédérale pour la désignation provinciale et territoriale
À partir de 2026, le gouvernement réservera 5 000 places de sélection fédérale afin que les provinces et territoires puissent désigner des immigrants d’expression française. Il est important de noter que ces places sont décrites comme s’ajoutant aux allocations annuelles du Programme des candidats des provinces, et non comme étant déduites de celles-ci. Le Programme des candidats des provinces (PCP) permet aux gouvernements régionaux de sélectionner des immigrants répondant à leurs besoins économiques spécifiques. Il s’adresse aux travailleurs possédant des compétences, des études ou une expérience de travail pertinente pour une province donnée. En termes concrets, cela peut donner aux provinces et territoires un volet dédié pour répondre aux pénuries dans les rôles francophones et bilingues, particulièrement dans les régions où les employeurs rivalisent à l’échelle nationale pour les talents.
Du point de vue de la mise en œuvre, les candidats devront surveiller la manière dont chaque province ou territoire opérationnalisera cette nouvelle allocation, car les règles de désignation peuvent varier considérablement. Certaines juridictions pourraient prioriser des professions spécifiques en demande, des professions réglementées, des communautés rurales ou des nominations basées sur les employeurs. D’autres pourraient se concentrer sur des facteurs de rétention tels que les liens communautaires, les études antérieures ou l’historique de travail dans la région.
En tant que point de planification, cette nouvelle initiative réduit également le risque que les candidats d’expression française soient évincés par une concurrence économique plus large, car elle crée un canal spécifique pour la sélection provinciale et territoriale. Dans de nombreux cas, cela peut signifier un alignement plus rapide entre les besoins locaux en main-d’œuvre et les décisions de nomination, surtout lorsqu’ils sont jumelés à des employeurs capables de fournir des offres d’emploi authentiques et un soutien à l’établissement. Selon l’avis d’un consultant en immigration, l’impact le plus immédiat sera probablement ressenti par les candidats francophones et bilingues qui sont flexibles quant à leur destination hors Québec et qui peuvent répondre aux pénuries régionales.
Comment les candidats peuvent se qualifier via Entrée express et les volets connexes
Le ministère fédéral a réitéré qu’Entrée express demeure le système phare de gestion des demandes de résidence permanente par le biais du Programme des travailleurs qualifiés (fédéral), du Programme des travailleurs de métiers spécialisés (fédéral), de la Catégorie de l’expérience canadienne et d’une partie du Programme des candidats des provinces. Le Programme des travailleurs qualifiés cible les professionnels ayant une expérience de travail à l’étranger, tandis que le volet des métiers spécialisés s’adresse aux travailleurs qualifiés dans des domaines techniques. La Catégorie de l’expérience canadienne est destinée à ceux qui possèdent déjà une expérience de travail qualifié au Canada, facilitant leur transition vers la résidence permanente. Pour les candidats francophones, la stratégie pratique consiste souvent à se qualifier d’abord pour l’un de ces programmes, puis à renforcer leurs résultats linguistiques en français et leur adéquation régionale pour bénéficier de la sélection par catégorie ou d’une désignation provinciale.
Les éléments constitutifs d’admissibilité courants qui s’appliquent souvent à l’ensemble de ces programmes économiques fédéraux comprennent :
- Répondre aux exigences de l’un des programmes d’Entrée express (expérience de travail, niveau de compétence et autres critères)
- Réussir les tests linguistiques approuvés et maintenir des résultats valides
- Obtenir une Évaluation des diplômes d’études lorsque les études ont été complétées à l’extérieur du pays
- Préparer des preuves précises de l’historique de travail (lettres, alignement des tâches et dates)
- Démontrer l’admissibilité (examens médicaux, casier judiciaire et vérifications connexes)
Pour les candidats poursuivant une sélection basée sur la langue française, de bons résultats aux tests de français sont souvent décisifs. Même lorsque les seuils de score spécifiques ne sont pas discutés publiquement dans un communiqué de presse, l’expérience pratique montre qu’une compétence vérifiée plus élevée en français tend à améliorer les résultats de sélection et soutient également le succès de l’établissement dans les communautés francophones minoritaires.
Pour les employeurs et les candidats s’intéressant à la Mobilité francophone, ce volet est généralement utilisé pour faciliter le travail hors Québec, ce qui peut plus tard soutenir les projets de résidence permanente. Bien que les détails varient selon la situation, les caractéristiques communes incluent généralement :
- Une offre d’emploi d’un employeur hors Québec
- Une preuve de capacité linguistique en français conforme à l’intention du programme
- Le respect des exigences du poste et des règles de licence, le cas échéant
- Les étapes de conformité de l’employeur dans le cadre du permis de travail
Les frais et les délais peuvent varier considérablement selon le volet, la composition de la famille et le lieu de traitement de la demande. Un examen attentif des tableaux de frais gouvernementaux actuels et des instructions du programme est essentiel avant le dépôt, car les barèmes de frais et les listes de contrôle des documents peuvent changer et les omissions peuvent entraîner un refus ou de longs retards.
Le message politique plus large du ministère est que l’immigration d’expression française est utilisée pour répondre aux besoins de la main-d’œuvre tout en soutenant le poids démographique des communautés francophones et acadiennes hors Québec. Avec des cibles fixées à 9 % en 2026, 9,5 % en 2027 et 10,5 % en 2028, l’environnement de sélection devrait rester actif, et les systèmes provinciaux et territoriaux pourraient de plus en plus rivaliser pour attirer les talents francophones dans des régions et des professions spécifiques.
Les difficultés actuelles comprennent l’évolution rapide des instructions du programme, les règles de nomination spécifiques aux régions et le défi de prouver la capacité linguistique et l’expérience de travail avec les bons documents. Le soutien d’un consultant en immigration réglementé peut aider en identifiant la meilleure voie pour un candidat, en préparant un dossier de preuves cohérent et en assurant la représentation tout au long du processus de demande.
Conclusion générale : La mise à jour fédérale confirme des progrès mesurables vers un objectif d’admissions francophones de 12 % hors Québec d’ici 2029, appuyés par une performance de 8,9 % en 2025, un nouveau mécanisme de 5 000 places pour les provinces et territoires à partir de 2026, et des cibles croissantes jusqu’en 2028. Pour les candidats et les employeurs francophones, les meilleurs résultats proviendront probablement de la combinaison d’une capacité linguistique vérifiée, d’une adéquation claire à un programme économique et d’un plan aligné sur les besoins régionaux.
Citation
"Le plan fédéral ajoute 5 000 places de sélection francophones pour les provinces et territoires en 2026." RED Immigration Consulting. Published janvier 19, 2026. https://redim.ca/fr/le-plan-federal-ajoute-5000-places-de-selection-francophones-pour-les-provinces-et-territoires-en-2026/
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