Le Canada a délivré 3 500 invitations à présenter une demande (IPD) lors de la ronde Entrée express nº 441 du 4 septembre 2026, ciblant les candidats de la catégorie Santé et services sociaux. La note minimale du Système de classement global (SCG) était de 475, avec une date et heure de départage fixée au 26 mai 2026 à 00 h 26 min 14 s UTC.
Il s’agissait de la troisième ronde Santé et services sociaux de 2026, ce qui porte le total annuel des invitations pour cette catégorie à 11 500 IPD. Bien que le seuil du SCG n’ait pas changé par rapport à la ronde précédente du secteur de la santé en juin, les données sous-jacentes de départage indiquent que la concurrence autour de la note de 475 au SCG demeure importante.
Pour les candidats exerçant des professions admissibles de la santé et des services sociaux, la caractéristique la plus marquante de cette ronde ne réside donc pas simplement dans la note de 475. Elle réside dans la combinaison d’un SCG stable, d’un volume d’invitations légèrement inférieur et d’un profil de départage qui comptait déjà 101 jours d’ancienneté au moment de la délivrance des invitations.
Analyse de la ronde Santé : 3 500 IPD, mais le SCG demeure ferme à 475
La ronde du 4 septembre a donné lieu à 3 500 IPD, ce qui la rend plus modeste que les deux rondes Santé et services sociaux tenues plus tôt en 2026.
La ronde du 20 février avait donné lieu à 4 000 IPD avec un SCG de 467, tandis que celle du 25 juin en avait attribué 4 000 autres avec un SCG de 475. Le mois de septembre représente donc la plus petite ronde Santé et services sociaux jusqu’à présent en 2026, bien que ses 3 500 invitations demeurent substantielles par rapport à l’historique récent de la catégorie au cours des 12 derniers mois.
Au cours des huit dernières rondes Santé et services sociaux, les volumes de tirage ont varié de 1 000 à 4 000 invitations, tandis que les notes du SCG ont oscillé entre 462 et 476, affichant une moyenne d’environ 472.
À 475, le seuil de septembre se situe par conséquent trois points au-dessus de la moyenne des huit rondes récentes et à un seul point en dessous de la note la plus élevée observée au sein de ce groupe.
La ronde est également importante selon les critères généraux récents de la catégorie. Au cours des 12 derniers mois, seules les rondes de 4 000 IPD du 20 février et du 25 juin étaient plus vastes. Les 3 500 invitations de septembre se positionnent dans le palier de volume immédiatement inférieur.
La date de départage constitue le signal le plus déterminant
La date de départage de septembre était fixée au 26 mai 2026, ce qui signifie que le profil retenu à la limite de coupure se trouvait dans le bassin depuis 101 jours. Cette durée est considérablement plus longue que l’ancienneté de coupure de 35 jours constatée lors de la ronde de santé du 25 juin. Fait plus notable encore, la ronde précédente de juin affichait également un seuil SCG de 475, avec une date de départage fixée au 21 mai 2026 à 12 h 14 min 09 s UTC. Entre les deux rondes, 71 jours civils se sont écoulés, et pourtant le point de départage n’a avancé que d’environ 4 jours et 12 heures.
Il s’agit là d’un indicateur significatif de la pression exercée au niveau de la note 475 du SCG. Si une vaste ronde d’invitations avait substantiellement épuisé le bassin de candidats admissibles à cette note, la date de départage suivante aurait normalement dû progresser de manière beaucoup plus marquée ou, selon les arrivées de nouveaux profils, le seuil du SCG aurait pu chuter.
Au lieu de cela, IRCC a émis 3 500 invitations supplémentaires à un SCG de 475, tandis que la règle de départage n’avançait que de moins de cinq jours. Cela indique qu’une forte concentration de candidats admissibles subsistait autour du palier de 475, parallèlement à des ajouts continus dans le bassin entre les rondes. Cela signifie également que les candidats se situant exactement à 475 au SCG ne peuvent pas tenir pour acquis que l’atteinte de la note minimale garantit à elle seule une invitation. La date et l’heure de soumission du profil peuvent demeurer déterminantes lorsque IRCC applique sa règle de départage.
L’ancienneté de coupure actuelle de 101 jours demeure inférieure à la mesure moyenne d’ancienneté de profil d’environ neuf mois associée aux récentes rondes Santé et services sociaux, mais sa nette progression par rapport aux 35 jours observés en juin confirme que la tranche de points à 475 n’a pas été rapidement liquidée.
Les invitations en santé atteignent 11 500 en 2026
La catégorie Santé et services sociaux compte désormais 11 500 invitations réparties sur trois rondes en 2026, ce qui représente environ 9,12 % de toutes les invitations Entrée express délivrées au cours de l’année. La ronde de septembre représente à elle seule environ 30,4 % de toutes les IPD émises en santé et services sociaux pour 2026.
La répartition générale au sein d’Entrée express indique néanmoins que la catégorie Santé et services sociaux n’est pas la filière d’invitation prédominante cette année. Les rondes de la Catégorie de l’expérience canadienne comptent pour 51 250 invitations, soit 40,62 %, tandis que les rondes axées sur les compétences linguistiques en français représentent 50 500 invitations, soit 40,03 %. Réunies, ces deux filières constituent plus de 80 % des invitations d’Entrée express en 2026 selon les données arrêtées au 4 septembre.
Les rondes du Programme des candidats des provinces ont été nettement plus fréquentes, avec 17 tirages, mais n’ont attribué que 7 961 invitations, ce qui reflète la taille généralement plus modeste et les exigences plus élevées de SCG propres aux rondes fédérales fondées sur une désignation provinciale.
La catégorie Santé et services sociaux occupe une place différente. Elle ne représente que 3 rondes sur 53, soit 5,66 % des rondes, mais a généré 9,12 % des invitations. Cela dénote des rondes par catégorie relativement peu fréquentes, mais comparativement vastes.
Les invitations Entrée express ont dépassé le repère annuel suivi
Au 4 septembre, 126 156 invitations Entrée express avaient été émises par rapport à l’objectif de planification de l’immigration suivi pour l’année, qui s’établit à 123 230, portant l’émission des invitations à environ 102,4 % de ce repère alors qu’il reste 118 jours en 2026. Cela représente 2 926 invitations au-dessus de l’objectif de référence.
Cette donnée requiert une distinction juridique importante en matière d’immigration. Une invitation à présenter une demande ne correspond pas à une admission de résident permanent. Les objectifs des plans des niveaux d’immigration visent généralement les admissions effectives, tandis que les rondes Entrée express portent sur les invitations à soumettre une demande. Certains candidats invités ne déposent pas de demande, d’autres dossiers peuvent être refusés ou retirés, les membres de la famille qui accompagnent le demandeur influent sur le total des admissions, et les délais de traitement peuvent reporter les admissions définitives à une autre année civile.
Par conséquent, dépasser un repère de planification en matière d’IPD ne signifie pas en soi que le Canada a dépassé sa cible d’admissions de résidents permanents. Cela démontre toutefois que le rythme d’attribution des invitations Entrée express a été soutenu en 2026 et qu’IRCC dispose d’une flexibilité considérable dans la manière de ventiler les invitations selon les priorités de l’immigration économique.
Comment obtenir un SCG de 475 dans une ronde Santé et services sociaux : 3 exemples de profils Entrée express
Une note de 475 au SCG pour une ronde Entrée express Santé et services sociaux peut être atteinte par le truchement de combinaisons très variées d’études au Canada, d’expérience professionnelle dans la santé ou les services sociaux, d’excellents résultats d’anglais, d’expérience professionnelle à l’étranger, d’attaches familiales au Canada et de facteurs liés à l’époux ou conjoint de fait. Ces trois exemples de profils Entrée express illustrent comment une travailleuse de la santé déjà au Canada, une professionnelle de la santé établie à l’étranger et une postulante mariée du secteur des services sociaux peuvent chacune obtenir exactement 475 points au SCG, bien que leurs parcours d’immigration et les composantes distinctes de leur note soient sensiblement différents. Si une ronde atteint un seuil de coupure de 475 et que plusieurs candidats affichent la même note, la règle de départage d’Entrée express peut s’avérer décisive, les profils soumis avant l’horodatage limite ayant priorité sur ceux enregistrés plus tard.
Profil 1, candidate au Canada : Aisha Okafor, infirmière auxiliaire autorisée du Nigéria, 5 ans d’expérience canadienne dans la santé, 475 points au SCG
Aisha Okafor est une infirmière auxiliaire autorisée de 39 ans originaire du Nigéria qui a bâti la plus grande partie de sa carrière récente en Ontario. Avant son arrivée au Canada, elle a cumulé deux années d’expérience de travail dans la santé à l’étranger au Nigéria, travaillant dans un hôpital communautaire où elle assistait les infirmières et les médecins dans le suivi des patients, l’administration des médicaments, les soins de plaies et le soutien clinique quotidien. Elle est ensuite venue au Canada pour officialiser sa formation infirmière et a obtenu un diplôme de deux ans en soins infirmiers auxiliaires au George Brown College de Toronto. Comme il s’agit d’un titre de compétences canadien de deux ans, ses études lui accordent 98 points au SCG, tandis que le fait d’avoir étudié au Canada lui procure 15 points supplémentaires au SCG.
Après l’obtention de son diplôme, Aisha a commencé à travailler en Ontario grâce à un permis de travail postdiplôme, d’abord dans un établissement de soins de longue durée, puis dans un organisme de santé communautaire. À l’approche de l’expiration de son autorisation de travail postdiplôme, elle a poursuivi son emploi par le biais d’un permis de travail lié à un employeur donné avec EIMT. Au total, elle a accumulé cinq années d’expérience de travail qualifié admissible au Canada, ce qui lui confère le maximum de 80 points au SCG pour l’expérience canadienne dans ce scénario. Son âge de 39 ans lui rapporte 55 points. La combinaison de ses études au Canada, de son emploi canadien et de ses deux années antérieures de travail à l’étranger valorise également ses facteurs de transférabilité des compétences.
Pour l’anglais, Aisha se soumet au IELTS General Training. Elle obtient une note de 7,0 en expression orale (31 points au SCG), de 8,0 en compréhension de l’oral (31 points), de 8,5 en compréhension de l’écrit (34 points) et de 7,0 en expression écrite (31 points). Ses quatre compétences linguistiques lui rapportent ainsi 127 points au SCG. Ses études combinées à de solides résultats en anglais lui attribuent 25 points de transférabilité, tandis que ses études combinées à son expérience de travail canadienne lui procurent 25 points supplémentaires. Son expérience de travail étrangère combinée à l’anglais lui rapporte 25 points, et la combinaison de son expérience étrangère avec son expérience canadienne génère 25 points additionnels. Cela porte son total de transférabilité des compétences au maximum autorisé de 100 points.
Au final, Aisha atteint un SCG de 475 grâce à son âge, son diplôme canadien, ses solides résultats à l’IELTS, sa longue expérience de travail au Canada, le maximum de points pour la transférabilité des compétences et les points bonis pour études canadiennes. Son emploi soutenu par une EIMT explique comment elle a pu continuer à accumuler de l’expérience professionnelle au Canada après son autorisation postdiplôme, tandis que son titre d’études canadien lui accorde séparément les 15 points bonis pour études.
Ventilation du SCG d’Aisha : Âge (55) | Scolarité (98) | Compétences linguistiques (127) | Expérience canadienne (80) | Facteurs de transférabilité (100) | Points supplémentaires (15) | Total au SCG (475)
Profil 2, candidate de l’étranger : Dre Neha Sharma, psychologue clinicienne de l’Inde, doctorat et 3 ans d’expérience de travail dans la santé à l’étranger, 475 points au SCG
La Dre Neha Sharma est une psychologue clinicienne de 34 ans originaire de l’Inde qui présente sa demande dans Entrée express entièrement depuis l’étranger. Sa formation universitaire constitue le point fort de son dossier. Après ses études de premier et de deuxième cycle en psychologie, Neha a obtenu un doctorat en psychologie clinique, conférant à sa scolarité l’évaluation de niveau doctoral retenue dans ce scénario. Son doctorat lui permet d’obtenir le maximum de 150 points au SCG pour la scolarité, tandis que son âge de 34 ans lui rapporte 83 points.
Neha justifie de trois années d’expérience professionnelle qualifiée à l’étranger à titre de psychologue clinicienne, travaillant auprès d’adultes au sein d’un programme de santé mentale en milieu hospitalier. Ses responsabilités couvrent l’évaluation psychologique, les plans de traitement, les interventions comportementales, le soutien psychologique et la coordination clinique avec les psychiatres, les infirmières et les travailleurs sociaux. N’ayant jamais étudié ni travaillé au Canada, son SCG ne dépend ni d’études canadiennes ni d’une expérience de travail canadienne. Elle mise plutôt sur la combinaison de son doctorat, de son expérience professionnelle en santé et d’une maîtrise très solide de l’anglais. Ses études de doctorat combinées à ses résultats d’anglais lui accordent 50 points de transférabilité, et ses trois années d’expérience professionnelle à l’étranger alliées à ces mêmes résultats d’anglais lui rapportent 50 points de plus. Elle atteint ainsi le plafond complet de 100 points pour la transférabilité des compétences sans aucun antécédent d’emploi au Canada.
Neha choisit le PTE Core pour son test d’anglais. Elle décroche 86 en expression orale (31 points au SCG), 85 en compréhension de l’oral (31 points), 89 en compréhension de l’écrit (34 points) et 88 en expression écrite (31 points). Ses compétences linguistiques totalisent ainsi 127 points au SCG. Neha a également une sœur aînée résidente permanente du Canada et établie au Canada, ce qui lui permet d’obtenir 15 points supplémentaires au SCG pour un frère ou une sœur au Canada.
Son score de 475 au SCG est par conséquent accessible sans études ni travail au Canada. Ce profil démontre comment une professionnelle de la santé de l’étranger détenant un doctorat, au moins trois années d’expérience qualifiée à l’étranger, de très bons résultats linguistiques et un frère ou une sœur admissible au Canada peut demeurer compétitive sans les points d’expérience canadienne accessibles à une candidate déjà sur place.
Ventilation du SCG de Neha : Âge (83) | Scolarité (150) | Compétences linguistiques (127) | Facteurs de transférabilité (100) | Points supplémentaires (15) | Total au SCG (475)
Profil 3, candidate en couple : Maria Santos, travailleuse sociale des Philippines, baccalauréat canadien, 4 ans d’expérience au Canada, 475 points au SCG
Maria Santos est une travailleuse sociale de 41 ans originaire des Philippines qui présente une demande avec son mari, Ramon, à titre d’époux qui l’accompagne. Avant son arrivée au Canada, Maria a cumulé trois années d’expérience à l’étranger dans les services sociaux, travaillant auprès de familles vulnérables et d’organismes de soutien communautaire aux Philippines. Elle s’est ensuite installée en Alberta comme étudiante internationale et a complété un baccalauréat en travail social à l’Université de Calgary, un programme d’une durée supérieure à trois ans. Son baccalauréat lui procure 112 points au SCG selon le barème pour demandeur principal accompagné d’un époux, tandis que la réussite d’un programme d’études canadien d’au moins trois ans lui donne droit à 30 points supplémentaires au SCG pour études au Canada.
Une fois diplômée, Maria s’est intégrée au marché du travail canadien sous le couvert d’un permis de travail postdiplôme pour exercer à titre de travailleuse sociale dans les services communautaires et familiaux. Elle a ensuite poursuivi son parcours professionnel au moyen d’un permis de travail lié à un employeur donné avec EIMT, ce qui lui a permis de totaliser quatre années d’expérience de travail qualifié admissible au Canada. Ces quatre années lui octroient 63 points au SCG. À 41 ans, elle obtient 35 points pour l’âge. Ses trois années antérieures d’expérience à l’étranger demeurent également importantes, puisqu’elles se combinent à la fois à son expérience canadienne et à ses résultats linguistiques dans l’évaluation de la transférabilité des compétences.
Maria passe le test IELTS General Training et enregistre des résultats de 8,0 en expression orale (32 points au SCG), 9,0 en compréhension de l’oral (32 points), 8,5 en compréhension de l’écrit (32 points) et 6,5 en expression écrite (22 points). Ses compétences linguistiques contribuent ainsi à hauteur de 118 points au SCG. Son niveau de scolarité associé à ses compétences en anglais lui confère 13 points de transférabilité, tandis que sa scolarité associée à son expérience canadienne lui procure 25 points. Ses trois années d’expérience à l’étranger combinées à l’anglais lui apportent 25 points, et son expérience étrangère combinée à son historique de travail canadien génère 50 points additionnels. Si ces éléments atteignent mathématiquement un total de 113, Entrée express plafonne la section de la transférabilité des compétences à 100 points, attribuant ainsi à Maria exactement 100 points de transférabilité.
Ramon apporte lui aussi sa contribution au SCG du couple. Il est titulaire d’un diplôme d’études secondaires (2 points pour l’époux) et compte une année d’expérience de travail au Canada (5 points). Il a passé le test IELTS General Training, obtenant 5,5 en expression orale (1 point pour l’époux), 6,5 en compréhension de l’oral (3 points), 6,0 en compréhension de l’écrit (3 points) et 6,0 en expression écrite (3 points). Ramon procure donc au total 17 points d’époux au SCG grâce à sa scolarité, son expérience de travail au Canada et ses compétences linguistiques.
La combinaison de l’âge de Maria, de son baccalauréat canadien, de ses quatre années d’expérience au pays, de ses solides résultats en anglais, du plafonnement maximal de sa transférabilité, des points bonis pour études canadiennes et des points d’époux apportés par Ramon lui permet d’atteindre la cible de 475 points au SCG.
Ventilation du SCG de Maria : Âge (35) | Scolarité (112) | Compétences linguistiques (118) | Expérience canadienne (63) | Facteurs de transférabilité (100) | Facteurs liés à l’époux (17) | Points supplémentaires (30) | Total au SCG (475)
Comment améliorer un score SCG de 475 pour les candidats d’Entrée express en santé et services sociaux
Augmenter les points liés aux études
La scolarité représente la plus grande marge de progression au titre du capital humain de base pour Aisha. Elle détient actuellement 98 points pour les études sur un maximum théorique de 150, ce qui lui laisse une marge de progression allant jusqu’à 52 points supplémentaires au SCG si elle acquiert un niveau de scolarité nettement plus élevé. Par exemple, passer de son diplôme d’études collégiales canadien de deux ans à des titres postsecondaires plus avancés permettrait d’accroître son score. Néanmoins, comme Aisha bénéficie déjà du maximum de 100 points de transférabilité des compétences, un diplôme plus élevé viendrait principalement rehausser ses points de scolarité de base sans ajouter de points dans la section de transférabilité.
Emily bénéficie déjà du maximum de 150 points d’études grâce à son doctorat; elle ne dispose donc d’aucune marge supplémentaire pour améliorer son SCG par le biais de ce facteur d’études. Son grade de docteur correspond déjà au niveau d’études le plus élevé prévu dans ce barème.
Maria reçoit pour sa part 112 points pour les études, sur un maximum de 140 points pour un demandeur principal accompagné de son époux. Cela lui laisse une marge de progression théorique pouvant atteindre 28 points. L’obtention ou la reconnaissance d’un diplôme d’un cycle supérieur lui permettrait d’accroître cette part de son SCG. Cependant, dans la mesure où Maria a déjà atteint le plafond de 100 points de transférabilité des compétences, un diplôme plus élevé ne saurait accroître son pointage de transférabilité au-delà de cette limite.
Améliorer les résultats linguistiques
Aisha récolte à l’heure actuelle 31 points en expression orale, 31 en compréhension de l’oral, 34 en compréhension de l’écrit et 31 en expression écrite. Son score en compréhension de l’écrit atteint déjà le maximum possible de 34 points, tandis que l’expression orale, la compréhension de l’oral et l’expression écrite peuvent chacune progresser de 3 points supplémentaires. Si elle parvient à élever ces trois compétences à leur palier maximal, elle pourrait remporter jusqu’à 9 points supplémentaires au SCG, ce qui ferait grimper son score global de 475 à 484, sous réserve que les autres critères demeurent inchangés.
Emily présente un profil de points linguistiques similaire avec ses résultats au test PTE Core. Elle obtient présentement 31 points en expression orale, 31 en compréhension de l’oral, 34 en compréhension de l’écrit et 31 en expression écrite. La compréhension de l’écrit est au plafond, mais l’expression orale, la compréhension de l’oral et l’expression écrite offrent chacune 3 points supplémentaires à aller chercher. Améliorer ces trois volets à leur valeur maximale respective pourrait lui faire gagner jusqu’à 9 points au SCG, faisant potentiellement passer Emily de 475 à 484 si le reste de son dossier ne varie pas.
Maria récolte déjà le maximum prévu de 32 points pour l’expression orale, la compréhension de l’oral et la compréhension de l’écrit à titre de demanderesse principale accompagnée d’un époux. Son résultat en expression écrite ne lui procure actuellement que 22 points sur un maximum possible de 32. L’expression écrite représente donc son opportunité d’amélioration linguistique la plus nette. Augmenter suffisamment son résultat à l’IELTS en rédaction pourrait lui conférer jusqu’à 10 points de plus au SCG.
Bonifier l’expérience de travail canadienne et la transférabilité des compétences
Aisha reçoit déjà le plafond de 80 points au SCG pour l’expérience de travail canadienne compte tenu de ses cinq années d’emploi admissible au Canada. Elle a également atteint le plafond global de 100 points pour la transférabilité des compétences. L’accumulation de périodes additionnelles de travail au Canada ne permettrait donc pas d’augmenter ces sections dans les conditions actuelles. Ses possibilités les plus viables pour progresser reposent ainsi sur les compétences linguistiques, la formation ou l’obtention d’une désignation provinciale.
Emily ne justifie actuellement d’aucune expérience de travail au Canada, puisque ses trois années d’exercice professionnel ont été réalisées aux États-Unis. Le maximum accordé pour l’expérience de travail canadienne est de 80 points au SCG, ce qui confère à cette rubrique un potentiel majeur à long terme dans l’éventualité où elle obtiendrait une autorisation de travail au Canada et y cumulerait une expérience admissible de travail qualifié. Le gain dépendra du nombre d’années admissibles complétées et de son âge lors du calcul des points. Son total pour la transférabilité des compétences se situant déjà au plafond de 100 points, une embauche au Canada améliorerait principalement son score au chapitre de l’expérience canadienne sans ajouter de points de transférabilité supplémentaires.
Maria bénéficie actuellement de 63 points pour son expérience canadienne sur un maximum possible de 70, ce qui lui ouvre une marge de 7 points supplémentaires dans ce volet. Toutefois, comme Maria a déjà 41 ans, cumuler une nouvelle année d’expérience entraîne également une prise d’âge susceptible d’abaisser ses points attribués au titre de l’âge. Son gain net réel au SCG devra par conséquent être évalué en fonction de son âge exact au moment où cette expérience qualifiée supplémentaire sera acquise. De surcroît, Maria ayant déjà atteint le plafond de 100 points pour la transférabilité des compétences, une expérience de travail additionnelle n’augmentera plus cette section.
Désignation provinciale et points supplémentaires au SCG
Une désignation au titre d’un Programme des candidats des provinces offre la plus vaste perspective d’amélioration du score SCG pour l’ensemble des trois profils. Une désignation provinciale valide et alignée sur Entrée express peut attribuer 600 points supplémentaires au SCG, surpassant très largement la plupart des hausses obtenues isolément par la scolarité, la maîtrise linguistique ou l’expérience professionnelle.
Aisha bénéficie aujourd’hui de 15 points supplémentaires au SCG pour ses études au Canada. En comparaison de son total actuel de points supplémentaires, une désignation provinciale lui conférerait une progression très substantielle et renforcerait considérablement la compétitivité de son profil dans le bassin d’Entrée express.
Emily obtient à ce jour 15 points supplémentaires au SCG du fait que son frère aîné est résident permanent du Canada et réside en Colombie-Britannique. Ce lien de parenté l’aide à atteindre 475 au SCG, mais une désignation provinciale transformerait bien plus radicalement son classement. En sa qualité de psychologue clinicienne d’outre-mer titulaire d’un doctorat et de trois années d’expérience professionnelle dans la santé aux États-Unis, Emily pourrait surveiller les volets provinciaux ciblant les professions de la santé et les domaines connexes, sous réserve de respecter les critères d’admissibilité de la province et de la catégorie concernée.
Maria bénéficie actuellement de 30 points supplémentaires au SCG pour l’achèvement d’un programme d’études canadien de trois ans ou plus. Une désignation provinciale représenterait néanmoins une avancée majeure par rapport à sa note actuelle. Grâce à ses études au Canada, ses quatre années d’expérience dans les services sociaux canadiens et son historique d’emploi en cours au pays, les programmes provinciaux liés à sa profession et à sa province de résidence s’avèrent tout particulièrement pertinents à explorer.
Pour les trois candidates de la catégorie Santé et services sociaux, la stratégie optimale pour rehausser le SCG dépend des points encore accessibles. Aisha dispose d’une marge théorique allant jusqu’à 52 points d’études et 9 points linguistiques; Emily affiche un potentiel de 9 points linguistiques ainsi qu’une marge importante liée à une future expérience canadienne; enfin, Maria peut aller chercher jusqu’à 28 points d’études, 10 points linguistiques et 7 points d’expérience canadienne selon les plafonds établis. Dans la mesure où toutes les trois détiennent déjà le maximum de 100 points pour la transférabilité des compétences, leurs démarches doivent principalement se focaliser sur les composantes de base du capital humain et, lorsqu’elles y sont admissibles, sur l’obtention d’une désignation provinciale assortie de 600 points supplémentaires au SCG.
Citation
"Tirage Entrée express Santé et services sociaux : le SCG se maintient à 475 alors que le Canada délivre 3 500 IPD." RED Immigration Consulting. Published septembre 4, 2026. https://redim.ca/fr/tirage-entree-express-sante-et-services-sociaux-le-scg-se-maintient-a-475-alors-que-le-canada-delivre-3-500-ipd/
Updated:





