Le cahier de transition confirme que le plafond visant les étudiants internationaux devient une infrastructure de planification permanente plutôt qu’une mesure d’urgence temporaire. La feuille de route des réformes d’IRCC s’étend jusqu’en 2027, et le ministère prévoit d’établir le prochain plafond national ainsi que les allocations provinciales ou territoriales à l’automne 2026. Pour les futurs étudiants, la question ne se résume plus seulement à savoir si un établissement délivrera une lettre d’acceptation. L’établissement, le programme, les finances et les perspectives d’après-diplôme doivent tous demeurer admissibles dans le cadre d’un système à volume réduit et étroitement surveillé.
Le plafond de 2027 constitue la prochaine étape d’une réduction pluriannuelle
Pour 2026, IRCC prévoit de délivrer jusqu’à 408 000 permis d’études. Cela comprend 155 000 permis pour les nouveaux étudiants arrivants et 253 000 prorogations pour les étudiants actuels ou de retour. Le total est inférieur de 7 % à l’objectif de 2025 fixé à 437 000 et inférieur de 16 % à l’objectif de 2024 fixé à 485 000.
Les 408 000 permis sont répartis en 49 000 pour les étudiants de maîtrise et de doctorat dans les établissements d’enseignement désignés (EED) publics, 115 000 pour les élèves du primaire et du secondaire, 64 000 pour les autres demandeurs dispensés de PAL ou de TAL, et 180 000 pour les demandeurs qui nécessitent une lettre d’attestation. Afin de soutenir l’objectif de délivrance de 180 000 permis, les provinces et territoires ont reçu 309 670 places de demande, étant donné que certaines demandes seront refusées. Une place de demande, une délivrance de permis et une arrivée de nouvel étudiant sont des mesures distinctes.
Les arrivées de nouveaux étudiants internationaux ont chuté de 61 %, soit 177 595 personnes, en 2025. La population de titulaires d’un permis d’études a diminué de 29 %, passant de 928 430 à la fin de 2024 à 691 215 à la fin de 2025. Le cahier indique que la feuille de route des réformes se poursuit jusqu’en 2027 et définit le plafond de 2027 comme une décision à prendre à l’automne 2026.
Du point de vue d’un consultant en immigration, cela suggère fortement que le plafond demeurera en place, bien que sa taille exacte et sa répartition puissent changer. Les programmes de diplômes universitaires supérieurs dans les EED publics bénéficient de facilitations, tandis que les autres programmes postsecondaires demeurent plus exposés aux décisions d’allocation provinciales et aux restrictions relatives au permis de travail postdiplôme.
La conformité de l’EED et l’admissibilité au PTPD représentent des risques distincts
Un demandeur de permis d’études a généralement besoin de ce qui suit :
- Une lettre d’acceptation valide d’un établissement d’enseignement désigné.
- Une PAL ou une TAL, à moins qu’une exemption publiée ne s’applique.
- Une preuve de paiement des frais de scolarité, de transport et de subsistance.
- La preuve d’un projet d’études véritable et raisonnable.
- Le respect des exigences médicales, judiciaires, biométriques et de séjour temporaire, le cas échéant.
Pour un demandeur seul à l’extérieur du Québec, le montant actuel des frais de subsistance pour la première année s’élève à 22 895 $, à l’exclusion des frais de scolarité et de transport. IRCC ajuste ce seuil chaque 1er septembre. Les frais de demande de permis d’études sont de 150 $, et la collecte des données biométriques coûte généralement 85 $ par personne lorsqu’elle est requise.
La conformité des établissements fait désormais partie de l’évaluation des risques de l’étudiant. Le système de vérification des lettres d’acceptation d’IRCC a permis de détecter plus de 10 000 lettres potentiellement frauduleuses en 2024 et environ 4 900 en 2025. Les EED postsecondaires doivent déclarer les effectifs deux fois par an dans un délai de 60 jours et répondre aux demandes ponctuelles dans un délai de 10 jours. Un étudiant inscrit dans un EED suspendu peut terminer son programme en cours et proroger son permis pour l’achever, mais ne peut pas le proroger pour y commencer un nouveau programme. Changer d’établissement postsecondaire nécessite généralement une nouvelle demande de permis d’études.
Le cahier précise que les premières sanctions contre les EED non conformes étaient prévues pour le printemps 2026. Comme il a été publié après cette période mais décrit toujours l’action comme étant à venir, cette déclaration ne constitue pas une preuve qu’un établissement particulier a été sanctionné. Les demandeurs doivent se fier à la liste actuelle des EED et au statut actuel du PTPD, et non à du matériel publicitaire ou à une ancienne trousse d’acceptation.
L’admissibilité au PTPD doit être vérifiée séparément. Les diplômés de programmes de baccalauréat, de maîtrise et de doctorat doivent généralement obtenir le NCLC ou CLB 7 dans les quatre compétences linguistiques, sans exigence liée au domaine d’études. Les diplômés d’autres programmes universitaires doivent également atteindre le niveau 7 et, lorsque la demande de permis d’études a été soumise le 1er novembre 2024 ou après cette date, correspondre à un domaine d’études admissible. Les diplômés de programmes collégiaux, polytechniques ou d’autres programmes non universitaires doivent généralement obtenir le NCLC ou CLB 5 et respecter l’exigence du domaine d’études admissible pour les demandes de permis d’études soumises à partir de cette même date.
Un changement concernant le stage coopératif simplifie les études sans rouvrir les volumes
Depuis le 1er avril 2026, les étudiants postsecondaires admissibles n’ont plus besoin d’un permis de travail coopératif distinct pour un stage exigé par leur programme. IRCC précise que cela élimine une étape administrative sans augmenter le nombre d’étudiants autorisés à travailler ni modifier les volumes de résidents temporaires.
Avant de payer des frais de scolarité non remboursables, les étudiants doivent vérifier le numéro d’EED, l’exigence d’attestation, la durée du programme, le type de diplôme, le code du domaine d’études, le seuil linguistique et les conditions de remboursement. Une admission au collège ne peut pas être évaluée comme s’il s’agissait d’un diplôme universitaire, et le statut d’EED à lui seul ne garantit pas l’obtention d’un PTPD. Un PTPD ne garantit pas la résidence permanente.
L’orientation politique protège les talents d’études supérieures sélectionnés tout en resserrant les contrôles de volume et d’intégrité. Les erreurs les plus faciles à éviter se produisent avant le dépôt de la demande, lorsqu’un programme est choisi sur la base de promesses de recrutement plutôt que sur les règles d’immigration actuelles.
Avec des allocations réduites, des seuils financiers évolutifs et des évaluations distinctes pour l’EED et le PTPD rendant la planification des études plus complexe, les futurs étudiants devraient effectuer un examen d’admissibilité en matière d’immigration avant de verser des frais de scolarité importants. Un accompagnement est accessible par le biais de la préparation, du conseil et de la représentation lors des demandes d’immigration par un consultant en immigration.
Citation
"Le plafond des permis d’études du Canada devient un système de planification permanent." RED Immigration Consulting. Published août 3, 2026. https://redim.ca/fr/le-plafond-des-permis-detudes-du-canada-devient-un-systeme-de-planification-permanent/
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