Le Canada a maintenant mis en œuvre l’une des réformes les plus importantes en matière de citoyenneté de ces dernières années. Le projet de loi C-3, Loi modifiant la Loi sur la citoyenneté (2025), est officiellement en vigueur depuis le 15 décembre 2025. À compter de cette date, les personnes nées avant le 15 décembre 2025 qui auraient été citoyennes sans la limite de la première génération ou d’autres règles obsolètes sont désormais considérées comme Canadiennes et peuvent demander une preuve de citoyenneté. Parallèlement, de nouvelles règles claires régissent désormais la manière dont la citoyenneté peut être transmise aux enfants nés ou adoptés à l’étranger à l’avenir.
Qui est désormais Canadien en vertu de la nouvelle loi
Le projet de loi C-3 comble des lacunes de longue date affectant les personnes souvent appelées les Canadiens perdus, ainsi que leurs descendants. Historiquement, plusieurs ensembles de règles ont créé confusion et exclusion :
- La première Loi sur la citoyenneté canadienne de 1947 contenait des dispositions qui ont entraîné la perte de la citoyenneté ou son non-acquisition pour certaines personnes.
- Les modifications législatives de 2009 et 2015 ont corrigé bon nombre de ces cas et ont incité environ 20 000 personnes à se manifester pour demander une preuve de citoyenneté canadienne.
- En 2009, une règle distincte, connue sous le nom de limite de la première génération, a été ajoutée, empêchant certains enfants nés ou adoptés à l’étranger d’être citoyens si leur parent canadien était également né ou adopté en dehors du Canada.
Malgré les corrections antérieures, certaines personnes sont restées en dehors du système, y compris les Canadiens perdus de la section 8 et leurs descendants. Le 19 décembre 2023, la Cour supérieure de justice de l’Ontario a jugé inconstitutionnelles des parties clés de la Loi sur la citoyenneté concernant la limite de la première génération. Le gouvernement fédéral a choisi de ne pas faire appel, acceptant que les anciennes règles produisaient des résultats inacceptables pour les enfants de Canadiens nés à l’étranger.
En réponse, le gouvernement a présenté le projet de loi C-3 le 5 juin 2025, il a reçu la sanction royale le 20 novembre 2025 et est entré en vigueur le 15 décembre 2025. À compter de cette date d’entrée en vigueur, les groupes suivants sont désormais reconnus ou soutenus en vertu de la loi modifiée :
- Les personnes qui sont automatiquement devenues des citoyens canadiens en vertu des nouvelles règles peuvent désormais demander un certificat de citoyenneté (preuve de citoyenneté).
- Les personnes adoptées à l’étranger avant le 15 décembre 2025 par un parent canadien qui était lui-même né ou adopté à l’étranger peuvent demander la citoyenneté canadienne pour cet enfant adopté.
- Les personnes nées avant le 15 décembre 2025, qui sont automatiquement devenues citoyennes en vertu du projet de loi C-3, mais qui préfèrent ne pas détenir la citoyenneté canadienne, peuvent utiliser un processus simplifié de renonciation.
Pour ceux qui avaient déjà fait une demande en vertu de la mesure provisoire créée après la décision du tribunal de 2023, il n’est pas nécessaire de refaire une demande. IRCC traitera ces demandes en utilisant les nouvelles règles. En pratique, cela devrait réduire considérablement les retards et la duplication pour les familles qui attendaient déjà des éclaircissements.
Cet ensemble de changements étend effectivement l’accès à la citoyenneté au-delà de la première génération d’une manière contrôlée et fondée sur des principes, tout en protégeant la valeur de la citoyenneté canadienne.
Nouvelles règles pour la transmission de la citoyenneté aux enfants nés ou adoptés à l’étranger
Le projet de loi C-3 fait plus que corriger le passé. Il crée également une voie prévisible pour les futures générations de Canadiens vivant à l’étranger. Un parent canadien né ou adopté à l’étranger peut désormais transmettre la citoyenneté à un enfant né ou adopté en dehors du Canada, aujourd’hui ou à l’avenir, tant que le parent peut démontrer un lien réel avec le Canada.
En vertu des nouvelles règles, un citoyen canadien né ou adopté à l’étranger peut transmettre la citoyenneté par filiation si, au moment de la demande de preuve de citoyenneté ou de l’octroi de la citoyenneté pour un enfant adopté, il peut démontrer au moins trois ans de présence effective au Canada avant la naissance ou l’adoption de l’enfant.
IRCC définit cela comme un lien substantiel avec le Canada. En termes pratiques, la norme est la suivante :
- Au moins 1 095 jours de présence physique cumulative au Canada
- Les jours doivent être accumulés avant la naissance ou l’adoption de l’enfant
- La présence peut être accumulée sur plusieurs périodes, tant que le total atteint 1 095 jours
À l’avenir, les personnes nées ou adoptées à l’étranger le ou après le 15 décembre 2025 d’un parent canadien qui était également né ou adopté à l’étranger devront montrer que le parent remplit cette exigence de présence de trois ans lorsqu’elles :
- Demandent une preuve de citoyenneté canadienne pour un enfant biologique né à l’étranger, ou
- Demandent la citoyenneté canadienne pour un enfant adopté qui a été adopté à l’étranger
Du point de vue d’un consultant en immigration, cette approche établit un équilibre délibéré. Elle reconnaît la mobilité mondiale des familles canadiennes modernes, tout en renforçant le principe selon lequel la citoyenneté par filiation doit être fondée sur des liens réels et démontrés avec le Canada plutôt que sur des liens purement symboliques.
Impact sur les Canadiens perdus et les familles à l’étranger
Le projet de loi C-3 est particulièrement important pour les personnes toujours exclues après les réformes précédentes. Il étend désormais la citoyenneté à :
- Les Canadiens perdus restants qui avaient été précédemment exclus des corrections de 2009 et 2015
- Leurs descendants, qui n’auraient pas pu réclamer la citoyenneté en raison de lacunes historiques
- Les personnes nées à l’étranger de, ou adoptées à l’étranger par, un parent canadien de la deuxième génération ou des générations suivantes avant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, si elles étaient bloquées uniquement en raison de la limite de la première génération ou de dispositions plus anciennes
Pour de nombreuses familles, cette réforme confirme leur place au sein de la communauté nationale canadienne après des années, et dans certains cas des décennies, d’incertitude juridique. Les commentaires publics des dirigeants gouvernementaux soulignent que la nouvelle loi vise à refléter la façon dont les Canadiens vivent réellement aujourd’hui : étudier à l’étranger, travailler à l’échelle internationale, déménager pour des raisons familiales, tout en maintenant des liens significatifs avec le Canada. Les défenseurs des Canadiens perdus ont également décrit publiquement ce changement comme une correction attendue depuis longtemps qui rend l’accès à la citoyenneté plus juste et raisonnable.
Parallèlement, le gouvernement a clairement indiqué que la protection de la valeur de la citoyenneté reste une priorité. En ancrant la nouvelle voie dans une exigence de présence physique mesurable de 1 095 jours, le projet de loi C-3 envoie un signal fort que la citoyenneté est liée à un lien réel, et non seulement à l’ascendance. Pour les enfants nés ou adoptés à l’étranger à l’avenir, les familles devront planifier et documenter soigneusement pour démontrer que le parent canadien satisfait à la norme de trois ans.
Dans l’ensemble, les modifications devraient réduire les litiges, clarifier les résultats et fournir un cadre plus transparent pour les Canadiens qui construisent leur vie au-delà des frontières. Pour certains, cela ouvrira la porte aux passeports, à la mobilité et à la pleine reconnaissance en tant que Canadiens ; pour d’autres, cela nécessitera un examen attentif de leur histoire au Canada afin de déterminer s’ils peuvent satisfaire au critère de lien substantiel.
De nombreuses familles se demanderont maintenant si elles ou leurs enfants sont automatiquement devenus citoyens, si elles doivent demander une preuve de citoyenneté, ou comment démontrer les 1 095 jours de présence requis. Dans de nombreux cas, cela impliquera de reconstituer des années de dossiers de résidence, de voyage et d’emploi, ce qui peut être complexe et sensible au facteur temps.
Lorsque les gens sont confrontés à l’incertitude concernant leur statut, le risque de retards, de refus ou de dossiers incomplets augmente. Un consultant en immigration professionnel peut aider à interpréter comment le projet de loi C-3 s’applique à une situation familiale spécifique, à identifier qui est désormais citoyen et à structurer les demandes de manière à démontrer clairement l’admissibilité. Nos services comprennent la préparation, le conseil et la représentation des demandes d’immigration par un consultant en immigration.
Citation
"Nouvelles règles de citoyenneté en vertu du projet de loi C-3 : Qui est désormais Canadien et qui peut transmettre la citoyenneté." RED Immigration Consulting. Published décembre 15, 2025. https://redim.ca/fr/nouvelles-regles-citoyennete-projet-loi-c3-qui-est-canadien-transmettre-citoyennete/
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